Deux chasseurs condamnés pour la mort cruelle de leur chien
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Deux chasseurs condamnés pour la mort cruelle de leur chien

En Andalousie, deux chasseurs ont été condamnés pour avoir pendu leur chien, un Podenco jugé "non bon pour la chasse". Retour sur une affaire qui interroge la protection animale et la justice en Espagne.

Portrait de Thomas MillerThomas Miller·30 mai·3 min de lecture·969 vues

En Andalousie, deux chasseurs ont été condamnés pour avoir pendu leur chien, un Podenco jugé "non bon pour la chasse". Retour sur une affaire qui interroge la protection animale et la justice en Espagne.

Un acte de cruauté inacceptable sous le regard de la justice

En février 2021, dans la commune d’Almogía, située en Andalousie, deux chasseurs ont perpétré un acte de cruauté qui a profondément choqué la communauté locale et les défenseurs des animaux. Le Podenco, chien de chasse d’un an et demi, a été pendu "en riant et en buvant de la bière", une démarche abjecte motivée par le seul fait que l’animal était jugé "non bon pour la chasse". Ce crime de souffrance animale a été sévèrement traité par les autorités judiciaires espagnoles cinq ans après les faits, illustrant l’évolution des mentalités face à la maltraitance animale.

Un procès emblématique avec une forte mobilisation associative

La condamnation des deux hommes a été largement soutenue par le Parti animaliste espagnol Pacma, qui, avec une douzaine d’associations de protection animale, a exigé une peine exemplaire comprenant 18 mois de prison ainsi qu’une interdiction de quatre ans d’exercer une fonction publique. Le parquet avait réclamé une sanction de 11 mois. Après négociation, la justice a reconnu "la circonstance aggravante de cruauté", conformément à l’ancien article 337 du Code pénal, un signe fort montrant la prise en considération des souffrances animales dans la législation espagnole.

Des sanctions lourdes mais pas de prison : quels enseignements ?

Malgré la gravité des faits, les deux chasseurs ne purgeront pas de peine de prison, leur absence d’antécédent judiciaire leur permettant d’éviter cette sanction. Toutefois, ils font face à une interdiction formelle de chasser, d’obtenir un permis de chasse, ou de posséder des animaux pendant une durée de quatre ans. Par ailleurs, ces prévenus devront suivre une formation obligatoire sur la sensibilisation au bien-être animal, une mesure pédagogique essentielle pour prévenir la récidive et responsabiliser les propriétaires d’animaux.

Les circonstances aggravantes liées à l’alcool et le comportement des chasseurs

Le déroulement des faits a également révélé des éléments préoccupants supplémentaires. Lors de leur interpellation par la Guardia Civil, l’un des chasseurs a été contrôlé en état d’ivresse, aggravant ainsi l’image négative de ces comportements irresponsables. Le témoin, qui avait alerté les autorités, a décrit la scène macabre où les hommes ont attaqué le chien avant de le pendre, accentuant l’indignation autour de cette affaire. Ce contexte souligne la nécessité d’une vigilance accrue et d’une action coordonnée entre forces de l’ordre et associations pour protéger les animaux face à de telles violences.

Vers une meilleure protection animale en Espagne et en France : une responsabilité partagée

Cette affaire, bien qu’étant espagnole, trouve un écho en France, où la conscience collective autour du bien-être animal progresse. Comme l’a souligné Carmen Manzano, présidente d’un refuge animalier à Malaga, la normalisation des condamnations en cas de maltraitance est un pas crucial. Ce cas met en lumière le besoin d’une législation rigoureuse et d’une meilleure sensibilisation des chasseurs et détenteurs d’animaux. En France, la lutte contre la maltraitance animale avance aussi, avec des initiatives législatives et associatives à découvrir notamment sur notre site, dans notre section dédiée à la protection animale.

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