« Il faut que cette cruauté s’arrête » : quatre chiens meurent de chaleur dans une pension animale à Septème
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« Il faut que cette cruauté s’arrête » : quatre chiens meurent de chaleur dans une pension animale à Septème

Au plus fort de la canicule, quatre chiens sont morts dans une pension animale de Septème, en Nord-Isère. Deux plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte.

Portrait de Thomas MillerThomas Miller·8 juil.·3 min de lecture·7,1k vues

Au plus fort de la canicule, quatre chiens sont morts dans une pension animale de Septème, en Nord-Isère. Deux plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte.

Une promenade en confiance qui tourne au drame

Le week-end du 27 juin, alors que la canicule battait son plein et que les températures approchaient les 40 degrés en Nord-Isère, quatre chiens sont morts dans une pension animalière située à Septème. Parmi eux figurait Marcus, un boxer de 10 ans confié à l’établissement par ses propriétaires, partis pour le week-end. Le drame a éclaté en fin de journée, lorsque Santiago a reçu un appel qu’il dit ne jamais pouvoir oublier. D’après son récit, il a entendu qu’« ils sont tous morts », avant de pousser un cri de stupeur. Pour cette famille d’Heyrieux, dans l’Isère, l’annonce a été d’autant plus brutale que Marcus fréquentait cette pension depuis ses 6 mois. Ils pensaient avoir trouvé un lieu sûr, présenté comme familial et adapté aux chiens, avec des animaux hébergés auprès des gérants.

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Des chiens placés dans une semi-remorque frigorifique, selon des témoins

Selon les éléments rapportés par les témoins et les propriétaires, les animaux auraient été installés dans des boxes à l’intérieur d’un semi-remorque frigorifique stationné à l’arrière de la pension. Une configuration dont les clients disent n’avoir pas eu connaissance. La famille de Marcus affirme n’avoir jamais été informée de l’existence de ce véhicule, ni du fait que leur chien pouvait y être placé. Santiago dénonce une situation qu’il considère comme de la maltraitance, estimant que la température à l’intérieur a pu dépasser les 50 degrés. Un rapport vétérinaire cité dans l’affaire conclut que Marcus a succombé à la chaleur. Au total, quatre décès ont été constatés le samedi 27 juin : deux chiens appartenant à des pensionnaires et deux autres aux gérants de l’établissement.

Deux plaintes déposées, une enquête ouverte

Depuis le drame, les propriétaires de Marcus ont décidé de porter l’affaire devant les autorités. Deux plaintes ont été déposées auprès de la gendarmerie d’Heyrieux, tandis que la compagnie de Vienne a confirmé l’ouverture d’une enquête. De son côté, la pension animale a adressé un message à ses clients le mardi 7 juillet, indiquant que des constatations avaient été réalisées par les autorités et que son professionnalisme ainsi que la qualité des soins apportés aux pensionnaires n’avaient pas été remis en cause. L’établissement évoque également un « incident technique indépendant de [sa] volonté » pour expliquer ce qui s’est passé. À ce stade, ces affirmations devront être confrontées aux résultats de l’enquête.

La douleur d’une famille et l’exigence de réponses

Au-delà de la procédure, la famille de Marcus dit être surtout confrontée à une perte brutale et à un sentiment de trahison. Dans un message publié sur Facebook, Victorine écrit qu’elle a dit au revoir à son chien « sans imaginer que ce serait un adieu ». Son mari affirme vouloir alerter pour que « cette cruauté s’arrête », même si cela ne leur rendra pas leur compagnon. Pour le couple, Marcus n’était pas un simple animal gardé temporairement, mais un membre à part entière de la famille. Leur démarche s’inscrit désormais dans une attente claire : comprendre les circonstances exactes de la mort des chiens et éviter qu’un tel scénario ne se reproduise.

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