Canicule à Paris : une conseillère plaide pour ouvrir les parcs et jardins aux chiens
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Canicule à Paris : une conseillère plaide pour ouvrir les parcs et jardins aux chiens

Julie Boillot veut permettre l’accès exceptionnel de tous les parcs et jardins parisiens aux chiens pendant les épisodes de fortes chaleurs, sous conditions strictes de tenue en laisse et de respect des lieux.

Portrait de Thomas MillerThomas Miller·13 juin·3 min de lecture·113 vues

Julie Boillot veut permettre l’accès exceptionnel de tous les parcs et jardins parisiens aux chiens pendant les épisodes de fortes chaleurs, sous conditions strictes de tenue en laisse et de respect des lieux.

À Paris, une proposition pour mieux protéger les chiens pendant les fortes chaleurs

À l’approche du prochain Conseil de Paris, prévu du 16 au 19 juin, Julie Boillot entend défendre une mesure ciblée : l’ouverture exceptionnelle de tous les parcs et jardins de la capitale aux chiens lors des épisodes de fortes chaleurs. La conseillère de Paris estime qu’en période de canicule, l’accès à davantage d’espaces végétalisés pourrait répondre à un enjeu concret de bien-être animal, alors que les propriétaires sont souvent contraints de limiter les sorties aux heures les moins chaudes. La proposition intervient après un mois de mai marqué par un épisode de chaleur particulièrement sensible dans la capitale et dans une grande partie du pays.

Une demande fondée sur les risques liés aux sols brûlants et à la ville dense

L’élue met en avant un risque bien connu des vétérinaires et des maîtres : la surchauffe des sols, qui peut provoquer des brûlures aux coussinets et rendre les déplacements difficiles pour les chiens. Dans une ville aussi dense que Paris, où vivent selon l’article environ 100.000 chiens, la question prend une dimension très concrète. Pour Julie Boillot, l’animal doit être davantage considéré comme un être à respecter que comme une source de nuisance. Elle a ainsi regretté, dans un entretien accordé à CNEWS, que le chien soit souvent perçu à Paris sous l’angle de la propreté, du bruit ou de la sécurité, alors qu’il devrait, selon elle, être «valorisé».

Un encadrement strict pour rassurer sur la propreté et le partage de l’espace public

Le vœu qu’elle présentera a déjà été adopté au Conseil d’arrondissement de Paris Centre, qui regroupe les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements. Il prévoit que cette ouverture exceptionnelle soit assortie de règles simples : chiens tenus en laisse, obligation pour les propriétaires de ramasser les déjections, et respect des zones sensibles, notamment les aires de jeux pour enfants. L’objectif affiché est de concilier l’accès des animaux à des espaces plus frais avec les exigences de cohabitation dans un espace public très fréquenté. Cette logique de compromis semble au cœur du dossier, alors que les règlements actuels des parcs et jardins de la Ville de Paris n’autorisent en principe pas les chiens, même tenus en laisse.

Un débat aussi politique que pratique autour de la place du chien dans la ville

Au-delà de la question sanitaire et du confort des animaux, la démarche de Julie Boillot renvoie aussi à un enjeu politique plus large : la place du chien dans la ville et la manière dont les élus répondent aux attentes des propriétaires. L’ancienne directrice de campagne de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance, estime qu’il faut respecter les engagements pris devant les électeurs parisiens et maintenir un lien de confiance. Elle plaide également pour davantage de pragmatisme face aux rigidités administratives. Selon elle, Aminata Niakaté, adjointe au maire de Paris notamment chargée de la condition animale, ne se serait pas montrée hostile à ce vœu, sans qu’un feu vert définitif n’ait pour autant été annoncé.

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