À Sangatte, Aslan ne sera finalement pas euthanasié après quatre morsures graves
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À Sangatte, Aslan ne sera finalement pas euthanasié après quatre morsures graves

Mordu à quatre reprises à Sangatte, Aslan, un croisé malinois et berger allemand, faisait l’objet d’un arrêté municipal demandant son euthanasie. Saisi du dossier, le tribunal administratif de Lille a estimé que le chien restait récupérable et qu’il n’y avait pas lieu de prononcer sa mise à mort.

Portrait de Thomas MillerThomas Miller·12 juin·2 min de lecture·856 vues

Mordu à quatre reprises à Sangatte, Aslan, un croisé malinois et berger allemand, faisait l’objet d’un arrêté municipal demandant son euthanasie. Saisi du dossier, le tribunal administratif de Lille a estimé que le chien restait récupérable et qu’il n’y avait pas lieu de prononcer sa mise à mort.

Un chien jugé dangereux, mais que la justice ne condamne pas à mort

À Sangatte, l’affaire Aslan a connu un tournant judiciaire net. Ce croisé malinois et berger allemand, à l’origine de quatre morsures graves, était visé par un arrêté municipal demandant son euthanasie. Le maire s’appuyait pour cela sur l’avis d’un vétérinaire qui estimait l’animal très dangereux. Mais le tribunal administratif de Lille, qui examinait le dossier mardi, a retenu une autre lecture de la situation : selon la décision évoquée dans l’article source, Aslan a été jugé « récupérable » et n’a donc pas à être euthanasié.

Une procédure engagée après plusieurs attaques violentes

Le dossier s’inscrit dans un contexte de forte inquiétude pour la sécurité publique. Les quatre morsures graves attribuées à Aslan ont conduit la commune à saisir la voie administrative, en mettant en avant la dangerosité de l’animal. L’arrêté pris par le maire traduisait cette volonté d’écarter tout risque supplémentaire. Le rapport vétérinaire versé au dossier allait dans le même sens, en considérant le chien comme particulièrement menaçant. C’est précisément sur ce point que le tribunal a dû trancher : la dangerosité constatée suffisait-elle à justifier la mesure la plus radicale, à savoir l’euthanasie ?

Le tribunal administratif de Lille a privilégié l’idée de rééducation

La réponse apportée par la juridiction administrative semble claire : malgré la gravité des faits reprochés à l’animal, Aslan n’a pas été considéré comme définitivement perdu pour une éventuelle prise en charge. En le qualifiant de chien dangereux mais « récupérable », le tribunal ouvre la voie à une autre approche que l’abattage pur et simple. Cette position ne minimise pas les morsures ni le risque qu’a pu faire peser l’animal sur son entourage, mais elle montre que l’état de dangerosité ne conduit pas automatiquement à l’euthanasie lorsqu’une possibilité de réhabilitation est retenue par les juges.

Un dossier sensible, entre protection des habitants et sort de l’animal

L’affaire Aslan illustre une tension fréquente dans les dossiers de chiens mordeurs : comment protéger les habitants sans prononcer d’issue irréversible si l’animal peut encore être encadré ? À Sangatte, la décision du tribunal administratif de Lille marque donc un désaveu pour la demande municipale, tout en confirmant que la question de la sécurité n’était pas anodine. Pour les riverains comme pour la propriétaire ou les proches de l’animal, l’enjeu reste désormais la suite concrète donnée à cette décision : encadrement, prise en charge comportementale ou autre dispositif adapté. À ce stade, le seul élément solidement établi est que la justice a refusé de faire euthanasier Aslan.

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