Dans les ruines de La Guaira, une course contre la montre
Au Venezuela, les équipes de secours ont engagé une bataille éprouvante contre le temps après le double séisme du 24 juin, qui a causé près de 3 000 morts et laissé plus de 16 000 personnes sans logement. Dans la région côtière de La Guaira, la plus touchée par la catastrophe, les recherches se sont poursuivies parmi les immeubles effondrés, alors même que le nombre de disparus restait inconnu mais se comptait par milliers. Au fil des jours, l’espoir de retrouver des survivants s’est réduit, tandis que plusieurs équipes internationales commençaient déjà à quitter le pays.

Le flair de Sisu et des autres chiens de secours
Parmi les intervenants, Sisu, une labrador retriever marron venue des États-Unis, a affronté sa première mission au milieu des décombres avec l’énergie d’un chien de travail entraîné à ne jamais lâcher sa cible. Membres du Florida Task Force 2, Sisu et sa guide Sylvia Arango ont travaillé avec d’autres équipes spécialisées pour localiser d’éventuelles victimes vivantes. Selon Alexander Parada, également présent sur place, ces chiens détectent la présence humaine grâce à la température corporelle, aux odeurs et au dioxyde de carbone expiré. Quand un animal marque une zone, un second chien peut être envoyé pour confirmer l’alerte, avant que les secouristes ne s’appuient sur des radars ou des caméras pour affiner les recherches. Dans ce type d’intervention, la rapidité est décisive : la fenêtre d’environ 72 heures au cours de laquelle les chances de retrouver des survivants restent les plus élevées se referme très vite.







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