Un hommage intime, au cœur d’un cadre funéraire strict
À Dole, dans le Jura, une demande très personnelle a pris une dimension administrative. Patrick Blonley souhaite faire inscrire le nom de son lévrier Vanaïs, ainsi que sa date de naissance, sur la tombe qu’il a fait construire dans le cimetière de Landon. Son souhait est né d’un lien ancien et profond avec l’animal, mort en 1999 à l’âge de 15 ans. Mais sa démarche se heurte à la règle française qui interdit de laisser entendre qu’un animal est enterré dans un cimetière destiné aux humains. La mairie a donc refusé la mention demandée, tout en rappelant que les motifs décoratifs restaient possibles s’ils respectaient la décence du lieu.
Le récit d’un attachement né dans une période de fragilité
Aujourd’hui âgé de 68 ans, Patrick Blonley décrit Vanaïs comme bien plus qu’un simple compagnon. Selon son récit, le lévrier l’a accompagné à un moment de grande détresse personnelle, après une déception sentimentale qu’il dit avoir très difficilement traversée. Il affirme même que le chien a contribué à lui sauver la vie. Pour lui, la relation avec Vanaïs dépassait de loin le cadre habituel du lien maître-animal : il parle d’un « seul ami », d’un être sensible à sa souffrance, au point de refuser de s’alimenter quand son maître allait mal. Cette dimension affective explique la persistance de son combat, engagé depuis des années pour rendre un hommage durable à l’animal.





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