Foi, pureté et influence occidentale
Il n'existe aucune loi officielle en Iran qui interdit explicitement les chiens comme animaux de compagnie. Cependant, de puissantes décisions religieuses guident leur application. Selon la tradition islamique, les chiens sont considérés comme des « noms » (rituellement impurs). Selon une fatwa émise par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, la salive ou les poils d'un chien rendent impur tout ce qu'il touche, ce qui rend la prière invalide en présence de poils de chien.
Au-delà des lois sur la pureté, de nombreux responsables intransigeants considèrent les chiens comme des symboles de l'influence occidentale. Ils soutiennent que la possession d'un chien favorise des modes de vie non islamiques et érode les valeurs culturelles traditionnelles. Ce sentiment est partagé par les politiciens conservateurs depuis des années, qui décrivent les chiens comme une « menace sociale » contraire à la morale islamique.
Amendes, confiscation et mise en fourrière de véhicules
À mesure que l'application de la loi s'intensifie, les propriétaires de chiens iraniens sont confrontés à de nouvelles conséquences. Dans de nombreuses villes, les personnes retrouvées en train de promener leur chien ou de le transporter en voiture sont condamnées à une amende, à des avertissements ou même à l'enlèvement de leur animal de compagnie. À Ispahan, les forces de l'ordre ont reçu l'ordre de fermer les cliniques vétérinaires et les animaleries non autorisées.
À Hamadan, les procureurs provinciaux ont déclaré que promener des chiens et conduire avec des chiens étaient « contraires aux valeurs religieuses et sociales » et constituaient une « menace pour la santé publique ». Les autorités de plusieurs provinces ont autorisé la police à saisir systématiquement les véhicules conduits par des propriétaires d'animaux de compagnie.
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