Yvelines : 33 chiens sauvés d’un élevage clandestin

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Une femme de 63 ans et son mari de 55 ans comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Versailles lundi 22 novembre 2020, comme le rapporte le journal Le Parisien. Ils sont soupçonnés d’avoir tenu un élevage clandestin de chiens, démantelé au cours de l’année 2017, à Andrésy (Yvelines).

 

Le couple revendait les animaux sur LeBonCoin, mais également dans sa propre animalerie. Il se fournissait en chiot auprès d’une femme de 82 ans, domiciliée à Roubaix, et de particuliers originaires de Belgique. En juin 2017, un couple de jeunes acheteurs, qui a acquis un Chihuahua et un Jack Russel dans l’animalerie des prévenus, porte plainte. L’un des chiens est en effet tombé malade. L’acheteuse a dénoncé devant le tribunal :

 

Ces gens ne se rendent pas compte du mal qu’ils font. Les chiens ont mis beaucoup de temps à se remettre des mauvais traitements qu’ils ont subis. Encore aujourd’hui, ils ont du mal à manger et sont très craintifs. On ne peut pas laisser des gens faire ça aux animaux.

 

Source : Philippe Lavieille

 

Ce n’est pourtant pas la première fois que le couple de vendeurs fait ainsi parler de lui. Il est régulièrement rappelé à l’ordre par la Direction départementale de protection des populations (DDPP) depuis 2004. En 2017, lors d’une visite au domicile des accusés, les autorités retrouvent 33 chiens, qui vivent dans des conditions désastreuses. Le mari a expliqué que chaque mois, ils achetaient une trentaine de chiens pour être revendus, et que manquant de place, ils les ramenaient à leur domicile.

 

La femme de 63 ans confie :

 

Mes chiens n’ont jamais été malheureux. Mais je me suis laissée envahir. Beaucoup de ces chiots étaient si mignons qu’on les a gardés.

 

Son mari, quant à lui, déclare :

 

Je savais que ce qu’on faisait n’était pas bon et qu’il fallait remettre tout aux normes, mais j’ai toujours reporté.

 

Le procureur a qualifié les faits de maltraitance, mais pas de cruauté. Il a requis une peine de six  mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi que 3000 euros d’amende. Le couple a également interdiction d’exercer une activité en lien avec les animaux. Quant à l’octogénaire qui leur a revendu les animaux, le procureur a requis contre elle un an de prison avec sursis — elle n’était pas présente lors du procès. Les associations de défense des animaux ont demandé l’interdiction définitive de détenir des animaux. Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 11 janvier 2021.

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