Une hausse inquiétante des actes de maltraitance sur les chevaux

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Les associations de défense et de protection des animaux tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme sur un cas bien particulier : celui de la maltraitance sur les chevaux, souvent passée au second plan, comme le rapporte le site d'informations 20 Minutes.

 

Pourtant, les actes de cruauté sur les équidés sont de plus en plus nombreux et de plus en plus brutaux. Viviane Roussel, secrétaire générale de La Ligue Française de la protection du cheval, explique :

 

Ce qui est nouveau aujourd’hui c’est que l’on récupère des lots de 40, 50, voire 150 chevaux, dans des états déplorables. Certains ont eu les yeux crevés pour qu’ils ne se sauvent pas.

 

chevauxSource : Actu.fr

 

La Fondation 30 Millions d'Amis a sauvé et recueilli plus de 1000 chevaux, ânes, ânesses, au point qu'elle a dû récemment faire l'acquisition d'un nouveau terrain pour pouvoir y loger les animaux plus vieux et plus malades. Il faut ajouter à cela le coût entraîné par un cheval en famille d'accueil : 150 euros par mois.

 

Un cheval, plus massif par définition qu'un chien ou qu'un chat, nécessite plus d'entretien, plus d'espace, pour s'épanouir. Entre les mains de personnes incapables de s'en occuper correctement, ou d'éleveurs peu scrupuleux, les animaux dépérissent. Mais le coût se répercute également sur les associations qui les sauvent. Arnaud Lhomme, responsable des enquêtes au sein de la Fondation, explique :

 

Le budget annuel du sauvetage des chevaux s’élève à un million d’euros. C’est un gouffre financier et faute de place nous ne traitons plus que les cas urgents, quand le pronostic vital de l’animal est engagé.

 

Source : Aurélia Beauchet

 

Même son de cloche chez la Société Protectrice des Animaux, qui a ouvert en 2014 un refuge entièrement dédié aux équidés à Pervenchères dans l’Orne. David Legrand, responsable du site, déplore :

 

On est débordé, tous les ans, on construit une nouvelle écurie et on rachète des terres.

 

Du côté de l'État et des autorités, aucune mesure n'a pour le moment été prise pour lutter contre cette maltraitance bien particulière, mais réelle. Viviane Roussel conclut :

 

On milite pour un permis de détention. On doit avoir un minimum de connaissances pour avoir un cheval.

 

Heureusement, certains éleveurs ont été condamnés. C'est notamment le cas d'une éleveuse de Haute-Saône ; 44 de ses chevaux, dans un état sanitaire déplorable, avaient été saisis en 2018 par la SPA. En janvier de la même année, la Fondation 30 Millions d'Amis avait porté secours à 106 chevaux en détresse dans un élevage de Vendée.

 

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