Une grande opération inédite pour mettre fin au calvaire des cétacés en « prison »

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La grande manifestation du 10 juillet dernier devant le Marineland d'Antibes (PACA), où quelques 550 personnes s'étaient rassemblées pour dénoncer la captivité des animaux marins, a remis en lumière la grande opération du collectif C'est Assez lancé en octobre dernier et visant la fermeture des delphinariums.

 

tilikum-seaworld-renonceSource: @Mike Blake / Reuters

 

Objectif : 50 000 courriers au Ministère

 

Baptisée "Oblitération", l'opération vise à envoyer 50 000 couriers au Ministère de l'Environnement pour exiger la fermeture des parcs aquatiques, "ces prisons pour animaux".

 

L'association explique :

 

Pour que la captivité spectacle cesse, nous souhaitons que la loi française change afin d’interdire l’ouverture de nouveaux delphinariums en France, de mettre un terme à la reproduction et à l’importation de nouveaux cétacés sur le territoire français, de fermer les delphinariums à moyen terme et de permettre la réhabilitation des cétacés captifs dans des baies marines adaptées.

 

tilikum-9Source: @NewsWorks

 

Déjà près de 4500 lettres ont été envoyées et vous pouvez participer en envoyant vous-même le courrier jusqu'au 12 août.

 

La Fondation 30 Millions d'Amis a récemment soutenu l'initiative et sera prochainement reçue, aux côtés d'autres associations, par Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement, pour remettre officiellement les courriers.

 

seaworld-peta-spy-1Source : @PETA

 

Animaux en détresse, sous-alimentés

 

En France, on compte quatre delphinariums (Marineland, Planète Sauvage, celui du Parc Astérix et le Moorea en Polynésie française) qui abritent encore une trentaine de cétacés.

 

Séquestrés dans des bassins incompatibles avec leurs besoins naturels, ils sont forcés durant toute leur existence d'effectuer de participer à des spectacles.

 

morgan-orque-loro-arque-3Source : @Free Morgan Foundation

 

Isabelle Goetz, porte-parole de Peta France, explique à Paris Match :

 

Alors que dans leur milieu naturel les orques partagent des liens familiaux complexes et nagent plus de 100 km par jour, à Marineland, ils tournent en rond dans d’étroits bassins en béton et sont forcés d’exécuter des numéros en échange de nourriture. Cette vie de détresse, d’ennui et de solitude, les animaux la paient cher puisqu’ils meurent prématurément de maladies dues au stress. Ce parc d’attraction est une prison.

 

seaworld-peta-spy-3Source : @PixaBay

 

Outre la frustration du manque d'espace, les animaux subiraient également une privation de nourriture afin qu'ils soient plus dociles lors des numéros.

 

Christine Grandjean, membre de C'est Assez, explique à 30 Millions d'Amis :

 

Ils sont maintenus à une sous-alimentation pour des fins de divertissement, malades à cause de l’eau chlorée qui attaque leurs poumons et le soleil qui brûle leur peau…

 

Source : @FreeLolitaTheOrca

 

La France en retard

 

Une situation profondément choquante d'autant que de nombreux pays ont déjà pris la décision de reléguer les delphinariums aux livres d'histoire.

 

Christine Grandjean continue :

 

En Europe, douze pays ont fait le choix de ne pas posséder de delphinariums sur leur territoire. Au Royaume-Uni, les delphinariums ont finalement fermé leurs portes après l’instauration de nouvelles normes. Le seul delphinarium de Finlande a été fermé en 2015.

 

Pour participer à l'opération Oblitération, c'est par ici.

 

Image de couverture : @Mike Blake / Reuters

 

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