Une enquête L214 lève le voile sur l’enfer des élevages de visons

PUBLICITE

Le 22 février 2018, l'association L214 a publié sur son site internet une vidéo réalisée dans le cadre d'une enquête sur les élevages d'animaux à fourrure en France. Avec le soutien de Kim Glow, figure de la télé-réalité, ils tentent de faire passer un message fort dans le but de mettre un terme à cette pratique déjà interdite dans la plupart des pays d'Europe.

 

Source : L214

 

Plus de 150 000 visons tués chaque année en France

 

Dans cette vidéo, réalisée en novembre 2017, l'association présente un élevage de visons situé en Vendée, dans lequel les animaux sont élevés uniquement pour leur fourrure. Dans cet élevage, ce sont plus de 5000 visons qui vivent cloîtrés dans des cages métalliques, entassés les uns sur les autres.

 

La star rappelle que ce sont des animaux solitaires, qui ne sont pas faits pour vivre si proches. Dans ces conditions, ils développent la plupart du temps un comportement agressif, et finissent même par s'auto-mutiler. Kim Glow résume la situation en affirmant : “Ils deviennent fous là-dedans”.

 

Source : L214

 

 

De plus, les visons sont des animaux semi-aquatiques qui ont besoin de vivre près d'un point d'eau pour pouvoir nager et réguler leur température. Les conditions décrites ici sont donc loin d'être idéales pour ces petits mammifères, qui passent leur vie dans ces élevages avant de finir gazés, pour la plupart.

 

L’association estime à environ 150 000 le nombre de visons d’Amérique tués en France chaque année, et elle comptabilise 10 élevages de visons sur le territoire.

 

Source : L214

Mais ces élevages posent également problème d’un point de vue écologique, puisqu’il est rappelé dans la vidéo que les déjections des animaux ont un impact grave sur l’environnement.

 

La grande majorité des Français ignore l’existence de ces élevages

 

Selon l’enquête réalisée par L214 en collaboration avec YouGov, une société internationale d'étude de marché basée sur Internet, 7 Français sur 10 ignorent l’existence de ces élevages d’animaux à fourrure.

 

Selon Muriel Arnal, présidente de l’association One Voice, ces élevages seraient « de plus en plus cachés, afin de dissimuler la souffrance des animaux ».

 

Vue aérienne de l'élevage de visons en Vendée – Source : L214

 

Dans cette logique de dissimulation, les français ne semblent pas non plus au courant des conditions dans lesquelles sont élevés ces animaux. A la question “Avant aujourd'hui, étiez-vous au courant des conditions de vie des animaux à fourrure en France ?” formulée dans le cadre du sondage, presque 68% des interrogés ont répondu “non”.

 

9 français sur 10 ignorent également que ces visons sont généralement gazés, une méthode de mise à mort jugée cruelle par les défenseurs de la cause animale.

 

Enfin, l’enquête révèle qu’après avoir pris connaissance de tout cela, 8 Français sur 10 estiment que la France devrait interdire les élevages d’animaux à fourrure.

 

Mais contrairement à de nombreux pays qui ont déjà levé le voile sur cette pratique, celle-ci reste encore largement répandue sur le territoire français, au grand dam des associations telles que L214, qui n’a pas hésité à solliciter le gouvernement pour mettre un terme à ces pratiques jugées barbares.

 

La France “à la traîne” en matière de protection animale

 

A la suite de cette enquête, L214 a saisi le Procureur de la République des Sables d’Olonne d’une “plainte pour mauvais traitements et sévices graves subis par les animaux”. L’association réclame la fermeture immédiate de l’élevage de Vendée, et elle a également pressé le gouvernement afin qu’il s’engage à présenter un projet de loi visant l’interdiction des élevages d’animaux à fourrure en France.

 

Car la France est l’un des rares pays de l’Union Européenne à ne pas avoir interdit ou réglementé la production de fourrure.

 

Source : L214

 

En Europe, on note que 10 pays ont déjà interdit les élevages uniquement destinés à la production de fourrure : le Royaume-Uni, l’Autriche, la Croatie, les Pays-Bas, la Slovénie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la République tchèque, la Norvège et la Macédoine.

 

Cinq autres pays ont adopté une interdiction pour certaines espèces : le Luxembourg, la Hongrie, la Belgique, le Danemark et la Suisse.

 

Tandis que d’autres pays tels que la Suède, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, ont établi des réglementations de protection animale pour les élevages d’animaux à fourrure. Ces règles sont généralement très contraignantes pour ces structures qui préfèrent, la plupart du temps, cesser toute activité. Ces mesures permettent donc la fermeture progressive de ces élevages.

 

Source : L214

 

L214 lance donc un appel pour interdire définitivement ces élevages. Si vous aussi vous souhaitez soutenir l’association dans son combat pour le bien-être animal, vous pouvez signer la pétition en cliquant ici, et faire un don en cliquant ici.

 

Le combat contre le port de la fourrure est le cheval de bataille de beaucoup d’organismes de protection des animaux. Parmi les plus emblématiques, l’association PETA oeuvre depuis de nombreuses années pour la fin de la fourrure et des élevages d’animaux à fourrure. Vous pouvez la soutenir en cliquant ici.

 

La vidéo de l'enquête :

 

En plus de boycotter tout article fabriqué à partir de fourrure animale, nous vous invitons à signer la pétition initiée par la Fondation 30 millions d'amis ici demandant la fermeture des fermes à fourrure en Europe ainsi qu'un étiquetage détaillé pour tous les produits en fourrure importés (précisant le nom scientifique et vulgarisé des espèces animales, le pays d'élevage, la méthode de mise à mort).

PUBLICITE