Un trafic de plus de 150 chiens entre la Slovaquie et la France démantelé par la SPA

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Lundi 19 mars, en Haute-Saône, un trafic de chiens a été démantelé par la SPA. Les quelques 150 animaux, des Bouledogues et des Carlins, étaient importés de Slovaquie pour être ensuite revendus sur la plateforme de vente de particuliers à particuliers, LeBonCoin. Un couple a été placé en garde-à-vue pour trafic illégal.

 

Cela faisait plus d'un an que la SPA enquêtait sur ce trafic de chiens. Accompagnée de la Brigade de recherches de Vesoul, de la Brigade nationale vétérinaire et des services vétérinaires du département, elle est enfin parvenue à réunir suffisamment de preuves afin d'interpeller cet homme, un ancien vétérinaire, à présent placé en garde à vue avec sa compagne.

 

SPA trafic chiensIllustration d'un Carlin – Source : HESZTER/PIXABAY

 

L'homme âgé de 72 ans, un vétérinaire radié pour faute, et sa compagne âgée de 56 ans, auraient importé ces chiens illégalement de Slovaquie avant l'âge de 3 mois, pour les revendre à des particuliers sur LeBonCoin.

 

Une activité très lucrative, puisque selon Emmanuel Dupic, Procureur de la République, leurs bénéfices s’élèveraient à environ 150 000 euros depuis 2015, date à laquelle ils l'auraient démarrée. Il a également ajouté :

 

Les Bouledogues étaient achetés 480 € en Slovaquie et revendus 850 € en France sur le site internet LeBonCoin et les Carlins étaient achetés 370 € et vendus 750 €. Le couple se faisait livrer 10 à 20 chiots, quatre à cinq fois par an, dans sa ferme du secteur de Marnay (Haute-Saône), par une personne qui apportait les chiens directement de Slovaquie.

 

Au moment de l'interpellation, qui a eu lieu dans un hangar de ferme, 19 chiens (11 Bouledogues et 8 Carlins) étaient présents. Ils ont été saisis par la SPA, puis placés dans l'un de ses refuges. Pour l'heure, ils attendent toujours que les chiens leur soient cédés par le revendeur.

 

SPA trafic chiensIllustration d'un Bouledogue – Source : hyperassur

 

Une enquête a été ouverte par le Parquet de Haute-Saône et a été confiée aux gendarmes de Vesoul, qui seront aidés de la Cellule Anti-Trafic de la SPA, de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires et phytosanitaires, ainsi que de la DDPP.

 

L'ancien vétérinaire, ainsi que sa compagne, devront répondre au chef d'accusation suivant : "introduction sur le territoire d’animaux non conformes aux conditions sanitaires ou de protection, exécution de travail dissimulé et blanchiment". Ils encourent jusqu'à 5 ans de prison.

 

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