Tests sur les animaux : l’université de Cardiff est pointée du doigt après de nombreux incidents

expériences sur les animaux
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Début mars 2018, une information mettant en cause les tests sur les animaux pratiqués dans les laboratoires de l'université de Cardiff  a été révélée au grand public : un chercheur a du être transporté à l'hôpital après avoir été mordu par une souris cobaye.

 

L'événement a eu lieu il y a plus d'un an mais n'a été révélé que récemment, suite à une demande d'information liée au Freedom Information Act, une loi sur la liberté d'information.

 

On peut lire sur le rapport qu'un "technicien animalier expérimenté a souffert d'un choc anaphylactique suite à une morsure d'animal". Un choc anaphylactique est une réaction allergique grave qui peut entraîner la mort si elle n'est pas traitée à temps.

 

tests sur les animaux

 

Bien que l'université de Cardiff ait déclaré avoir immédiatement réagi et avoir mis en place des procédures strictes pour assurer la sécurité du personnel, cet incident n'est pas le seul problème lié aux animaux testés dans ces laboratoires.

 

Il a également été révélé, par exemple, que plusieurs chercheurs avaient été affectés par des oxyures, des parasites qui s'installent dans l'intestin, via les animaux.

 

D'autres incidents ont eu lieu impliquant une bactérie appelée helicobacter. Cette bactérie peut infester l'intestin et le foie puis entraîner des ulcères, des gastrites chroniques, une duodénite (inflammation de l'instestin grêle) et à terme un cancer de l'estomac.

 

Une porte-parole de l'université, dont les propos sont rapportés par le site Wales Online, souligne que "le risque de contamination est toujours présent" et justifie les incidents survenus dans les laboratoires ainsi :

 

La bactérie helicobacter a été indentifiée lors d'un contrôle et a été traitée rapidement et efficacement. A aucun moment nos équipes n'ont couru de risque. L'infection aux oxyures c'est avéré un faux positif et pas une vraie épidémie.

 

souris de laboratoireSource : Wales Online

 

Des arguments qui peinent à convaincre les militants de la cause animale, notamment l'association Cardiff Animal Rights.

 

Chez Cardiff Animal Rights nous sommes très inquiets. Toutes ces expériences aux conséquences lourdes et dont certaines sont sans guérison possible pour les animaux, ajoutées aux sérieux problèmes de sécurité sanitaire, nous posent un vrai problème. 

 

Parmi les 46 743 animaux utilisés lors d'expériences dans les laboratoires de l'université de Cardiff, 279 ont souffert de conséquences lourdes sur leur santé et 707 ont été infectés au point de ne plus pouvoir être guéris ensuite.

 

Les chercheurs de Cardiff expérimentent en grande majorité sur des souris (42 660), mais aussi des poissons (1825), des grenouilles (122), des lapins (4) et des cochons d'inde (2).

 

Au-delà des accidents, l'association Cardiff Animal Rights demande à l'université de cesser totalement les tests sur les animaux et d'agir avec plus de transparence.

 

Beaucoup d'entreprises consacrées à la recherche médicale n'utilisent pas les animaux, car ils ont conscience de l'impact négatif que cela a sur eux. Nous aimerions savoir pourquoi l'université de Cardiff refuse d'écouter l'opinion publique qui demande une recherche plus humaine, sans animaux et pourquoi ils continuent à faire tant de mystère autour de ce qui est infligé à ces animaux. 

 

En Europe, l'expérimentation animale fait chaque année 12 millions de victimes. La France arrive en première position, avec le triste record de 2 millions d'animaux par an.

 

Récemment encore, un laboratoire Russe a été accusé d'avoir tué des milliers de chiens pour des expériences, trois scientifiques allemands on été poursuivis pour cruauté animale envers des singes de laboratoire et une université en Suisse provoquait un tollé à cause d'une expérience consistant à droguer des singes.

 

L'association One Voice lutte depuis de nombreuses années pour l'arrêt de l'expérimentation animale et le développement de méthodes alternatives, pour les soutenir, c'est par ici.

 

Source : Wales Online

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