Sarthe : un cheval maltraité par une éleveuse

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Cayenne Blue, un étalon, a été vendu par une éleveuse sarthoise à Lucile Gagnerault et Teddy Vuillod, éleveurs dans le Lot-et-Garonne, en décembre 2019. Le couple est tombé sur une annonce mettant en vente l’animal sur Facebook et s’est aussitôt montré intéressé, comme le rapporte le site d’informations France 3.

 

Sur les photos, le cheval, fils d’un grand champion, apparaissait d’ailleurs en pleine santé. Vendu au départ pour la somme de 4000 euros, Cayenne est finalement cédé par sa propriétaire pour 1800 euros. Début janvier, Lucile et Teddy partent alors pour la Sarthe afin de récupérer l’animal. Mais sur place, l’image vantée par les photos est bien différente de la réalité. Lucile explique même :

 

Je me suis demandé « est-ce que c’est le même cheval ? » On était tellement choqués et outrés qu’aucun mot n’est sorti.

 

Source : France TV

 

Face à la situation dramatique, les deux acheteurs décident malgré tout de ramener le cheval avec eux afin de le tirer de son calvaire, mais le trajet jusqu’à Ruffiac est difficile, et Lucile et Teddy craignent même que Cayenne n’y survive pas. Heureusement, l’étalon arrive vivant, mais dans un état très alarmant, et les deux éleveurs préviennent aussitôt leur vétérinaire, qui intervient en urgence. La spécialiste leur explique alors que Cayenne est très maigre pour un cheval de sa taille et de son âge et qu’il est « quasi mort de faim ».

 

Face à la maltraitance évidente subie par le cheval, Lucille et Teddy ont décidé de porter plainte contre son éleveuse et ont même lancé une pétition, qui a déjà recueilli plus de 65 000 signatures. La tragique histoire de Cayenne ne semble hélas pas isolée, car plusieurs autres acheteurs se sont manifestés pour dénoncer les mêmes faites. Contactée par téléphone, la vendeuse se défend :

 

Ils ont ce qu’ils faut pour manger, j’ai des factures et des témoins à l’appui. J’ai peut-être eu un manque de vigilance côté vétérinaire, pour Cayenne Blue.

 

Source : France TV

 

Le cheval aurait en effet été infecté par la maladie de Lyme en janvier 2019, mais les examens vétérinaires n’ont décelé aucune trace de la maladie. La vendeuse continue d’affirmer que son élevage répond aux normes, en précisant qu’elle avait même eu une visite surprise de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) et que tout s’était très bien passé. C’est à présent à la justice de trancher.

 

Cayenne, lui, n’est pas encore totalement tiré d’affaire. S’il s’en sort, il n’est pas certain qu’il puisse ensuite se reproduire, mais Teddy et Lucille déclarent :

 

Pour l’instant, la question c’est de voir s’il va survivre. C’est le plus important.

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