Sangliers : la stérilisation plutôt que l’abattage

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Les sangliers qui s’aventurent d’un peu trop près des habitations ou des villes sont systématiquement abattus. L’association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) estime pourtant que d’autres solutions, moins radicales, existent, comme l’explique le journal Le Parisien.

 

Richard Holding, chargé de communication pour l’organisation, a ainsi confié :

 

Déjà il faut rappeler qu’ils ne sont pas dangereux. Sauf s’ils se sentent vraiment menacés, ils ne vont pas attaquer. Mais nous sommes conscients des dégâts qu’ils peuvent parfois engendrer. Pour autant, est-ce une raison d’abattre des animaux qui n’ont rien demandé ?

 

Source : Pixabay

 

Que propose l’Aspas en lieu et place de l’abattage des animaux ? La capture, la stérilisation, pour le retour dans la nature. Mais pour l’association, le problème se trouve aussi ailleurs, et notamment dans les élevages de sangliers destinés à la chasse qui participent à la prolifération. Autre solution, une politique plus engagée dans la réintroduction des grands prédateurs en France.

 

Et s’ils se réfugient en ville, c’est aussi parce qu’ils ont de moins en moins d’espaces naturels à cause de l’urbanisation croissante. Favoriser le retour des grands prédateurs comme le loup et l’ours permettrait aussi de réguler leur population. La nature sait très bien se gérer elle-même.

 

Source : Pixabay

 

L’Aspas demande donc la mise en place d’une réforme profonde et durable de la chasse, non seulement pour les sangliers, mais également pour les renards, toujours considérés comme nuisibles, notamment en Essonne, où 500 à 700 renards sont abattus chaque année. Pour Richard Holding, les autorités se trompent de cible :

 

Les renards ont une grande utilité. Ils mangent 5 000 à 6 000 campagnols par an. Ce sont des rongeurs qui font beaucoup de dégâts dans les cultures.

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