Quimper : deux marins accusés d’avoir décapité des phoques

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Deux marins-pêcheurs comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Quimper le 13 octobre 2020. Ils étaient accusés d’avoir décapité des phoques, comme le rapporte le journal Le Point.

 

Les faits s’étaient déroulés entre le mois de février et le mois de mars 2019, près de Concarneau, où deux phoques avaient été découverts décapités. L’un des marins, âgé de 37 ans, a reconnu les faits. Il a expliqué face au tribunal :

 

Je suis désolé, je regrette. J’ai voulu garder un souvenir.

 

Il a également affirmé qu’il ignorait que les phoques étaient une espèce protégée, et que celui dont il a prélevé la tête était déjà mort. Le patron du matelot s’est déchargé de toute responsabilité, en déclarant n’avoir rien vu ni rien entendu. Il a également ajouté qu’il ne savait pas qu’il devait déclarer les pêches accidentelles.

 

Source : Pixabay

 

Isma Hammarlebiod, l’avocat du marin-pêcheur de 37 ans, a, de son côté, tenté de tempérer :

 

Vous utilisez le verbe décapiter, c’est du sensationnel, ça parle à tout le monde, ça choque (…) maintenant, si on dépassionne le débat, on était sur des animaux protégés, c’est certain, mais morts.

 

Le parquet a requis à l’encontre du marin et de son patron 5000 euros d’amende. Le jugement a été mis en délibéré pour le 26 novembre. Une dizaine d’associations de défense des animaux étaient présentes, dont la Sea Shepherd, qui avait notamment offert une récompense de 10 000 euros pour toute information permettant de retrouver les coupables. Jean Tamalet, avocat de la Sea Shepherd, conclut :

 

La France est encore très en retard sur la compréhension et la mise en application de la législation européenne. Tant qu’on minimisera la gravité de ce genre de faits, on n’avancera pas.

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