Pyrénées-Orientales : la question des déchets de chasse

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Chaque année, 400 tonnes de déchets de chasse doivent être gérées par les autorités dans les Pyrénées-Orientales, comme le rapporte le site d’informations France 3. La question, qui est assez peu connue du grand public, est pourtant primordiale, car l’abandon de carcasses dans la nature présente des risques sanitaires importants.

 

Le problème est par ailleurs renforcé par la pratique des charniers sauvages, où sont abandonnés les cadavres des animaux que les chasseurs n’ont pas emportés avec eux. C’est la triste découverte qu’a faite une famille de promeneurs à la fin du mois de novembre 2020, près de Terrats. La mère de famille explique :

 

Mes filles pleuraient après avoir vu cette scène… il y avait un chevreuil avec ses 2 petits, 2 sangliers et une dizaine de crânes… une horreur !

 

 

Mais la pratique a aussi été dénoncée par le président de la Fédération de chasse des Pyrénées-Orientales, Jean-Pierre Sanson :

 

C’est tout simplement inadmissible. […] L’enfouissement de petites carcasses dans la nature est toléré. Mais aujourd’hui, les tonnages sont tels qu’il faut trouver d’autres solutions.

 

Source : F3 LR – Fédération chasse 66

 

Pour tenter de contrer cette pratique, les autorités ont mis en place six sites d’enfouissement expérimentaux dans la région depuis trois ans. Si le test s’avérait concluant, il pourrait se généraliser. Jérôme Blanic, technicien Fédération de Chasse 66, déclare :

 

Il n’y a plus de peau et plus d’os, c’est la nature qui travaille. C’est un système écologique sans odeur ni nuisance et qui évite notamment l’incinérateur.

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