Procès d’un couple de dresseurs d’ours

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Le 12 mai 2021 se tiendra devant le tribunal correctionnel de Blois le procès du couple Poliakov et Bruneau, tous deux dresseurs d’ours. L’association One Voice les poursuit pour sévices graves, actes de cruauté et mauvais traitements. Elle les accuse également d’avoir placé les plantigrades dans des environnements non adaptés à leurs besoins.

 

De nombreux témoignages évoquent les maltraitantes qu’on subit les ours durant leur détention. Au rapport des experts vétérinaires s’ajoutent la parole d’anciens employés du couple, ainsi que les vidéos tournées par l’association et qui témoignent des souffrances des animaux.

 

One Voice demande à ce que les ours Bony et Glasha leur soient définitivement confiés, mais réclame également une interdiction définitive de travailler avec des animaux et d’en détenir pour le couple Poliakov-Bruneau. One Voice dénonce :

 

Doit-on rappeler les conditions dans lesquelles Mischa, Bony et Glasha devaient survivre ? Dans des geôles infâmes ouvertes aux courants d’air, nourris de fruits et légumes moisis, cohabitant avec des rats potentiellement porteurs de maladies pour eux qui n’ont pas été soignés pendant des années et des années…

 

Source : La Tanière

 

Au procès, le couple a déclaré s’être attaché à ses animaux. Pourtant, l’ours Mischa, hélas décédé peu de temps après son sauvetage, souffrait d’un cancer du larynx qui n’a été diagnostiqué que parce que l’animal a pu être sorti de sa cage. Son corps, quant à lui, portait des traces de coups.

 

Que serait-il advenu de Bony et de Glasha ? De Mina ? Des oiseaux ? Que se passe-t-il sans ce travail, indispensable, de vigie, de lanceur d’alerte que nous menons ? Les animaux décèdent sans que personne s’en préoccupe, puisque l’État lui-même, au niveau ministériel, ne répertorie pas les animaux détenus par les dresseurs. 

 

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice :

 

Nos enquêteurs ont pris tous les risques pour montrer la réalité des conditions de détention, lesquelles ont amené Madame Borne, alors ministre de l’Écologie, à intervenir immédiatement et nous l’en remercions. Leur courage est bien éloigné de la façon dont les autorités ont fermé les yeux pendant des années.

 

Source : GAVES

 

Avant d’ajouter :

 

Aujourd’hui, rien n’a changé pour les animaux détenus illégalement par les dresseurs des cirques. Qui aura enfin le courage de faire appliquer les textes en vigueur ? Nous ne demandons rien d’autre. Pourquoi ce laxisme sans fin ? Nous espérons que ce procès mettra en lumière ces scandales qui se répètent sans cesse.

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