Portrait d’un jeune chasseur

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On a régulièrement l’image d’un chasseur âgé, qui vit à la campagne entouré de ses chiens. Pourtant, il existe bel et bien une jeune génération de chasseurs citadins. Le journal Le Parisien a dressé le portrait de l’un d’entre eux.

 

Léo a 24 ans. Ancien étudiant en école de commerce, il vit à Paris, ne vient pas d’une famille de chasseurs, et pourtant, la chasse est devenue son loisir favori. Il explique :

 

Plus qu’un loisir, c’est une passion, qui me prend beaucoup de temps, ça fait parfois un peu grincer ma copine. Mon père est très sportif, il fait du trail, de la randonnée extrême. Il est fan de nature et d’animaux mais il ne pourrait jamais tirer sur un chevreuil.

 

Source : Le Parisien

 

Léo est un chasseur chevronné, au fait de toutes les polémiques qui entourent son « sport », mais auxquelles il n’accorde que peu d’importance. Soutien de Willy Schraen, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs, il défend sa passion aux yeux de ceux qui ne la comprennent pas. Léo s’en prend aux écologistes, mais aussi aux anti-chasse, comme Hugo Clément, le journaliste qu’il ne porte pas du tout dans son cœur. Même s’il n’a son permis que depuis février, Léo voit déjà grand. Il avait prévu de partir chasser au Sénégal, mais la pandémie de COVID-19 a chamboulé ses plans.

 

Sur la mise à mort des animaux, Léo explique, stoïque :

 

C’est une étape de la chasse mais ce n’est pas tout. Regardez en hutte, il y a énormément de mises en place. Et in fine, l’objectif est l’assiette, on mange ces animaux comme tous ceux qui mangent de la viande. Ce n’est pas un jeu vidéo, on ne cherche pas à tirer tout ce qui bouge, au contraire.

 

Les jeunes chasseurs comme Léo restent une minorité en France. En effet, les 16-25 ans représentent 5 % du total des chasseurs français. Les plus de 55 ans, eux, sont surreprésentés, avec 53 % des effectifs totaux.

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