Près de 90 carcasses d’éléphants victimes de braconnage découvertes au Botswana

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Un recensement aérien effectué au Botswana par l'association Elephants Without Borders a révélé un terrible bilan : 87 carcasses d'éléphants ont ainsi été aperçues.

 

Le président de l'organisation, Mike Chase, s'est insurgé aux micros de la chaîne anglaise BBC :

 

Je suis choqué, complètement abasourdi. Ce massacre d'éléphants est de loin le plus important que j'ai vu ou constaté en Afrique à ce jour.

 

(Attention, certaines images sont difficiles.)

 

Source : Simon Mania

 

Selon l'association, les éléphants ont été abattus avec des balles de gros calibres, avant que leurs défenses ne leur soient arrachées. Cette tuerie de masse intervient dans un pays où la lutte contre le braconnage a été historiquement la plus drastique. Mais le Botswana a pris la décision en mai de désarmer ses forces anti-braconnage.

 

Source : Elephant Without Borders

 

Pour Elephants Without Borders, ce pic dans le nombre de pachydermes abattus coïncide parfaitement avec la mise en place de cette mesure. Le Botswana abrite aujourd'hui 60 % de la population d'éléphants d'Afrique, avec 130 000 individus. D'après Mike Chase, les braconniers viennent notamment de l'Angola et de la Zambie voisins.

 

Là-bas, ils ont tué tant d’éléphants qu’ils ont presque disparu. Les contrebandiers viennent maintenant au Botswana.

 

Du côté du gouvernement, on conteste pourtant cet abattage massif en dénonçant une manipulation de l'information. Sur Twitter, les autorités ont répliqué :

 

87 ou 89 éléphants n'ont pas été tué lors des mois ou des semaines précédents, lors d'un seul incident, quelque part au Botswana. Durant le recensement aérien entre le 5 juillet et le 1er août, Elephants Without Borders nous a signalé avoir rencontré 53 carcasses d'éléphants. […] Parmi ces 53 carcasses signalées, une mission a confirmé que la majorité n'avaient pas été braconnés, mais étaient morts de causes naturelles ou suite à des expéditions punitives.

 

Source : Elephants Without Borders

 

Le gouvernement dénonce donc une manipulation des chiffres visant à incriminer sa décision de désarmer les forces anti-braconnages du pays. Pour autant, le ministre local du Tourisme, Tshekedi Khama, a déclaré à l'AFP :

 

Nous avons été épargnés par les braconniers pendant longtemps, nous réalisons maintenant à quel point ils sont sophistiqués (Trad : Science et Avenir)

 

Via : BBC

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