Pas d’interdiction d’accueillir des enfants pour les écoles taurines

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Les opposants à la tauromachie espéraient avoir gain de cause. Malheureusement, la Cour administrative d'appel de Marseille en a décidé autrement en autorisant les écoles taurines à continuer à accueillir des mineurs, comme le rapporte le site de France Bleu.

 

tauromachieSource : ARCHIVES PHILIPPE SALVAT

 

Cette tentative d'interdiction trouve ses origines dans les actions du CRAC Europe (Comité radicalement anti-corrida), qui estime que la tauromachie est "une activité dangereuse pour des jeunes de 7 à 20 ans, qui, de plus, les expose à la maltraitance animale". Un avis à nouveau pas partagé par la justice. La Cour administrative d'appel de Marseille a en effet déclaré :

 

Il n'est pas établi que les mineurs sont directement confrontés à de la maltraitance voire à une mise à mort, à l'instar d'un matador professionnel.

 

En France, il existe un peu moins d'une dizaine d'écoles taurines, comme à Béziers, Arles ou encore Nîmes. Y sont enseignés les différents fondamentaux de la tauromachie ; elles servent à former les futurs matadors. Christian Lesur, président du Centre Français de Tauromachie de Nîmes, s'est dit évidemment très satisfait de la décision de justice :

 

Les écoles de tauromachie protègent de la maltraitance animale parce que nous apprenons à tuer le toro dans des règles de respect. Nous sommes très attachés à ce respect, cela fait partie de notre enseignement.

 

tauromachieSource : AFP/Archives / Raul Arboleda

 

Pour autant, le CRAC ne compte certainement pas baisser les bras et envisage désormais de saisir le Conseil d'État. Didier Bonnet, le président de l'organisation, conclut :

 

Même s'il n'y a pas de mise à mort dans les écoles taurines, elles constituent un apprentissage pour les futurs matadors qui, eux, tuent des toros. Nous continuerons le combat et celui qui nous mettra à genoux n'est pas encore né.

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