Pas de fin de la captivité dans les cirques ?

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Malgré les annonces de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Barbara Pompili, la fin de la captivité dans les cirques a connu un petit problème technique, comme le rapporte le magazine Huffington Post. En effet, l’Assemblée nationale n’a pas pu se prononcer sur la question, la faute à un emploi du temps mal calculé.

 

Alors que les élus écologistes avaient inscrit la fin de la captivité dans les propositions sur le bien-être animal qui devaient être discutées le 8 octobre 2020, les discussions sur d’autres sujets se sont éternisés, et la question de la captivité est passée à l’as. Cédric Villani a ainsi déclaré, vers 22 heures :

 

Nous n’avons plus que deux heures sur un sujet aussi important, c’est à l’évidence insuffisant.

 


C’est donc un rendez-vous manqué pour les opposants à la captivité. Pour autant, Barbra Pompili a assuré que ce contre-temps n’aurait aucun impact sur les mesures annoncées, qui seront bel et bien mises en place via la voie réglementaire et sans passer par l’Assemblée nationale.

 

Certains élus écologistes pointent la responsabilité de la droite dans cet échec au Palais Bourbon. Matthieu Orphelin s’indigne :

 

L’obstruction parlementaire de la droite sur notre loi bien être-animal a empêché le vote cette nuit. Au gouvernement de prendre enfin ses responsabilités en programmant la suite de l’examen du texte dès les prochains jours. Le fera-t-il ?

 


Certains députés avaient même renoncé à leur temps de parole pour tenter de mettre sur le tapis la question de la captivité, en vain. Les discussions ont semble-t-il été très houleuses jeudi, entre opposants et partisans de la question. Loïc Dombreval, le président du groupe d’étude parlementaire « Condition Animale », conclut :

 

On ne peut pas traiter autant de sujets sérieusement en une journée. Je n’approuve pas cette façon de faire. C’est un coup de com, un coup de buzz politique de nature à dévaloriser le sujet. On induit les citoyens en erreur en leur faisant croire qu’on votera des mesures qui ne passeront pas.

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