Pâques : 500 000 agneaux échappent à l’abattoir

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Le confinement que vit la France depuis le 17 mars compromet fortement les fêtes de Pâques. Et épargne en même temps, au moins temporairement, 500 000 agneaux qui auraient dû être abattus pour l’occasion, comme le rapporte le site de la Fondation Brigitte Bardot.

 

Fait exceptionnel cette année, la Pâques juive (Pessa’h), la Pâques catholique, la Pâques orthodoxe, ainsi que le ramadan musulman se tiendront ou débuteront tous au mois d’avril. Mais en raison de la pandémie de Covid-19 qui sévit à présent depuis plusieurs semaines, pas de repas pascal, et pas d’agneau. Un soulagement pour l’association de l’ancienne étoile du cinéma français, qui rappelle cependant que 80 % de ces agneaux auraient dû être tués sans étourdissement :

 

N’oublions pas qu’en France, 80 % des ovins sont abattus sans étourdissement préalable, les consommateurs mangent donc, à leur insu, de la viande d’animaux égorgés en toute conscience et dans la souffrance.

 

Source : Pixabay

 

En 2011, Brigitte Bardot avait déjà interpellé l’archevêque de Paris, André Vingt-Trois, pour dénoncer les conditions subies par les agneaux :

 

Des camions surchargés d’agneaux traversent actuellement notre pays. Ils sont plusieurs centaines à mourir chaque jour, piétinés, étouffés, entassés les uns contre les autres. Les bêtes qui auront survécu aux terribles conditions de transport seront égorgées par millions. Au cours de l’histoire, de nombreuses pratiques religieuses ont encouragé les pires instincts de l’homme, nous devons aujourd’hui refuser ces comportements archaïques et apprendre à défendre de nouvelles valeurs, basées sur le respect de la vie. L’homme a un devoir, celui de se comporter avec… humanité !

 

Dans les faits, hélas, l’agneau reste toujours massivement consommé à Pâques.

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