Ours tué : les chasseurs menacés

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Depuis la mort d’un ours, tué par balles, au début du mois de juin en Ariège, les polémiques s’enchaînent. L’association Sea Shepherd a proposé une récompense, qui atteint désormais les 50 000 euros. Mais face à cette initiative, des voix critiques s’étaient élevées contre un procédé considéré comme de la délation.

 

Aujourd’hui, ce sont les chasseurs, au rang des suspects, qui montent au créneau pour dénoncer les menaces de mort dont ils sont victimes, comme le rapporte le site d’informations 20 Minutes. Jean-Luc Fernandez, président des chasseurs de l’Ariège, a pris la parole le 2 juillet 2020, en marge de la réunion du groupe « pastoralisme et ours », organisée à la préfecture de Toulouse. Il s’insurge :

 

Des chasseurs en Ariège reçoivent des menaces de mort.

 

Source : Nicolas Stival / 20 Minutes

 

Affirmant que la chasse est un acquis de la Révolution, il indique qu’aucun chasseur n’aurait pu être responsable, étant donné que la chasse était fermée. Il condamne également l’acte, contrairement aux éleveurs et agriculteurs, qui estiment qu’il s’agit là d’un accident prévisible, compte tenu des tensions qui existent avec les plantigrades.

 

Depuis la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, les affrontements entre les détracteurs et les partisans du plantigrade sont légion. Les autorités ont finalement décidé de suspendre le programme de réintroduction des ours en 2018. Mais la mort de l’animal au début du mois de juin a ravivé les affrontements. Les associations appellent à un remplacement du plantigrade et à un renforcement des mesures de protection. À l’heure actuelle, le ou les coupables courent toujours.

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