One Voice : stop à la chasse aux blaireaux

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L’association de défense des animaux One Voice est une nouvelle fois montée au créneau pour dénoncer une pratique de chasse cruelle et d’un autre temps : la chasse aux blaireaux. Plusieurs membres de l’association se sont infiltrés en caméra cachée dans le milieu très fermé de la vénerie sous terre, dans les Hauts-de-France, et leurs révélations font froid dans le dos, comme l’en atteste le reportage publié sur le site de l’organisation.

 

Comment les chasseurs de blaireaux, appelés déterreurs, procèdent-ils pour traquer leurs proies ? One Voice explique :

 

Accompagnés de leurs chiens et armés de pelles, de pioches, de haches, de pinces de déterrage, de carabines d’abattage à canon scié et de packs de bières, les groupes de déterreurs traquent leurs victimes. Ils savent parfaitement où aller. 

 

 

Une fois sur place, le « déterrage » commence. Les chasseurs, pour certains alcoolisés, bouchent plusieurs trous du terrier pour empêcher les animaux de fuir et pour les diriger droit vers leurs chiens. Ils assènent ensuite des coups de pelle contre la terre pour démolir le terrier. La scène dure près de cinq heures. Les déterreurs sont aussi équipés de sonde qui leur permettent d’évaluer la profondeur des galeries. Ils écoutent ensuite, l’oreille plaquée au sol, le cri des animaux afin de les situer au sein du terrier. Lors de la scène filmée par One Voice, les déterreurs ont également coupé à la hache plusieurs racines du chêne sous lequel les blaireaux avaient creusé leur refuge.

 

L’un des chiens parvient à se saisir d’un blaireautin venu vers la surface pour tenter de respirer. Il est finalement récupéré à l’aide d’une pince, puis abattu d’un coup de fusil. Scène de joie parmi les chasseurs. L’un d’eux s’accorde un pas de danse en chantonnant « pointu comme un couteau, aiguisé comme une lame ». Le mâle adulte qui accompagnait le petit est directement abattu dans le terrier, après un long combat contre un chien. Le canidé y a perdu un bout d’oreille.

 

Les chasseurs rebouchent finalement le trou alors que la femelle et d’autres petits se trouvent toujours à l’intérieur. Les animaux sont alors voués à une mort certaine. Les déterreurs reprennent le chemin du retour, traînant les cadavres du blaireau et du blaireautin derrière eux, à travers la forêt.

 

 

Un tournage difficile pour les membres de One Voice

S’ils ont pu mener à bien leur mission sans être découverts, les membres de l’association qui sont parvenus à infiltrer ce gang de chasseurs confidentiel en sont revenus très affectés. Ils dénoncent un sadisme et un plaisir de tuer évident, sans compter les dégâts occasionnés sur la flore, « bien supérieurs à ceux qu’une famille de blaireaux peut faire en un an, à force d’allers et retours pour aller chercher qui un outil, qui des boissons supplémentaires… »

 

Face à cette situation insoutenable, One Voice demande que les autorités prennent leur responsabilité en faisant interdire le déterrage. Elle a également lancé une pétition pour tenter de sensibiliser le grand public. Cliquez ici pour la signer. L’association, de son côté, conclut :

 

Combien de milliers de cadavres et d’images ignobles faudra-t-il pour rallier le public et les politiques à la cause de ces animaux martyrs ? Il faut faire interdire ce scandale, les blaireaux doivent être protégés. Chacun doit ouvrir les yeux sur les réalités honteuses de la vénerie sous terre, telle qu’elle se pratique dans le secret des sous-bois. Et regarder en face l’ampleur de la tragédie vécue par les blaireaux.

 

Holidog, en partenariat avec Pet Alert, a aussi lancé une grande pétition pour demander une réforme entière de la chasse dans l’Hexagone. En tête des revendications, l’interdiction de la cruelle chasse à courre. N’hésitez pas à cliquer ici pour y laisser votre signature et faire bouger les choses.

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