One Voice dénonce les élevages d’oiseaux pour la chasse

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L’association One Voice est montée au créneau pour dénoncer une pratique dont la France est friande : l’élevage d’animaux sauvages à destination de la chasse. En septembre 2020, l’organisation a tourné des images de Faisandrôm’, une « usine à faisans » située à Parnans.

 

One Voice dénonce les conditions de vie des animaux, dont les instincts naturels sont bridés du début à la fin. En effet, pour les empêcher de s’envoler a été installé un grillage en hauteur. Les oiseaux s’y écrasent lorsqu’ils tentent de décoller du sol. Certains y laissent hélas littéralement des plumes. One Voice s’insurge :

 

Parqués sur des terrains boueux, ils pataugent dans l’eau sans nul endroit où se mettre au sec. Pas la moindre touffe d’herbe, pas un seul enrichissement pour rendre leur séquestration plus supportable. Leur vie se borne à faire les cent pas, tourner en rond, avec des barreaux pour seul horizon. On distingue de petits monticules émergeant de la bourbe où leurs pattes s’enfoncent. Un zoom de la caméra permet de comprendre de quoi il s’agit : de cadavres !

 

Faisandrôm’ : un élevage bien de chez nous de faisans pour la chasse from One Voice on Vimeo.

 

Elle ajoute :

 

Oui. Le sol est constellé de ces corps d’oiseaux en décomposition. Pauvres tas de plumes détrempés témoignant d’une existence misérable et que personne n’a pris la peine de ramasser. Leurs congénères encore vivants n’ont d’autre choix que de contempler ces dépouilles, de les enjamber…

 

Chaque année, trente millions d’animaux sont élevés pour être chassés ensuite. Les faisans représentent presque la moitié du gibier ainsi remis en liberté pour les chasseurs. Mais avec le nouveau confinement et l’interdiction de la chasse au petit gibier, les élevages ne désemplissent plus et les éleveurs se retrouvent avec du surplus. Ils ont donc décidé d’écrire au Premier ministre pour demander une extension de la saison de la chasse jusqu’à la fin du mois de février 2021. Certaines préfectures, comme l’Aude ou le Cher, seraient prêtes à céder face à ces revendications, en raison des « difficultés économiques » rencontrées par les élevages.

 

Source : One Voice

 

One Voice conclut :

 

Nous sommes face à une démonstration en taille réelle de l’absurdité de ce système qui fait élever des oiseaux mutilés en cage (pardon, en « volières »), et justifie de leur tirer dessus pour soi-disant « régulation » une fois relâchés, y compris en pleine période de risque sanitaire (Covid-19 et grippe aviaire). […] Et quand un maillon de la chaîne se grippe, on ne sait plus quoi faire. Il serait pourtant tellement plus sain pour tout le monde et moins cruel pour les oiseaux de cesser l’organisation systémique de leur massacre !

 

L’association a décidé de porter plainte contre Faisandrôm’ pour mauvais traitements commis par un professionnel, qui plus est dans le cadre d’une exploitation irrégulière.

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