One Voice demande la fermeture des élevages de visons

PUBLICITE

En février 2020, l’Ordre des Vétérinaires avait été interpellé par l’association One Voice. Les deux organisations s’étaient finalement rencontrées en juillet 2020 autour de la question des élevages de visons, utilisés pour leur fourrure. L’Ordre des Vétérinaires a finalement rendu son avis, six mois plus tard :

 

Le Conseil national considère que les normes réglementaires […] pour l’élevage de visons ne sont pas respectueuses de leur bien-être, tel que l’ANSES le définit.

 

Selon cette définition, le bien-être est déterminé par « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal ».

 

L’Ordre des Vétérinaires préconise une amélioration des conditions de vie des visons d’élevage, et propose même des recommandations et aménagements (accès à un point d’eau, cages individuelles, etc.) mais pour One Voice, cette prise de position, si elle va dans le bon sens, n’est pas encore assez poussée. L’association explique :

 

Nous considérons que toute adaptation de la taille des cages ne résout pas des problèmes essentiels que sont une vie entière en captivité ou l’abattage même. Mais dans les pays où les normes de détention ont été améliorées, leur mise en place ne s’est même pas révélée viable pour l’industrie de la fourrure elle-même : infrastructures trop chères et complexes à mettre en place, au regard du prix de revient des peaux.

 

Source : One Voice

 

Pour elle, une seule solution possible : la fermeture des élevages. Cette fermeture est même devenu un impératif sanitaire aux yeux de One Voice, après le déclenchement de la pandémie provoquée par le coronavirus.

 

Notre position, demandant leur arrêt immédiat, peut sembler radicale à certains de prime abord. Mais elle est en réalité la seule option rationnelle. Faire perdurer ces élevages ne présente que des risques et des dangers, que ce soit pour les animaux qui y sont élevés, pour la biodiversité, pour les éleveurs et pour la population générale.

 

Le gouvernement français a annoncé vouloir fermer les élevages dans un délai de cinq ans. Le nouveau texte sur la protection animale, examiné fin janvier par l’Assemblée nationale, offre deux ans aux éleveurs pour cesser leur activité.

 

Cela signifie quoi qu’il arrive plusieurs années de risque sanitaire pour l’ensemble de la population en plus des problèmes déjà évoqués depuis des années concernant les visons élevés eux-mêmes, les visons d’Europe et la pollution des sols. Les élevages de visons pour la fourrure doivent être suspendus immédiatement en Europe, comme nous l’avons dit et répété. En France, où Barbara Pompili s’est prononcée pour l’arrêt de ce type d’élevage, nous demandons un arrêt définitif immédiat.

 

One Voice conclut :

 

Car les « améliorations » des conditions de détention ne permettraient que la continuation de vies brisées se finissant en massacres pour les visons, en faillites pour les éleveurs qui doivent plutôt se reconvertir au plus vite, et en décès pour les plus fragiles d’entre nous.

PUBLICITE