One Voice contre les laboratoires

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L’association One Voice n’a pas été convaincue par les nouvelles dispositions du gouvernement concernant les animaux d’élevage. Un décret, passé le 17 mars 2020, avait récemment alarmé la Fondation 30 Millions d’Amis, qui y voyait une porte ouverte sur toutes les dérives. L’association estimait que la vente d’animaux aux laboratoires par des particuliers serait permis en vertu du texte.

 

Si la Fondation a fait une erreur d’interprétation, rapidement corrigée par le gouvernement, One Voice estime cependant que le décret reste problématique, même si elle note des améliorations minimes, comme les trois places supplémentaires laissées aux associations de protection dans la commission nationale de l’expérimentation animale.

 

One Voice a adressé un recours gracieux au Premier ministre afin de lui demander de revenir en arrière sur deux dispositions : la première, sur l’allègement des mesures sur les animaux issus d’élevages non agréés. La seconde, la possibilité de réaliser, sur dérogation, des procédures expérimentales hors d’un établissement agréé. One Voice s’indigne :

 

Les tests seraient donc possibles ailleurs que dans les laboratoires qui sont en conformité avec le peu de textes protégeant les animaux. Où ça ? Dans des élevages ? Qui détiendra les informations sur ces lieux d’expérimentation ? Quelle transparence et quels contrôles possibles alors que le taux de contrôles inopinés des centres d’expérience en France est déjà le plus bas d’Europe ? C’est très préoccupant.

 

Source : Thomas Loire /Flickr

 

L’association s’inquiète également de l’absence de procédure encadrée pour les élevages de moins de 100 chiens, simplement soumis à une déclaration.

 

Les élevages d’autres espèces d’animaux ne sont soumis à aucune règle. Nous attendons l’audience au Conseil d’État à la suite de ce recours contre ce décret qui marque un recul inacceptable pour la cause animale !

 

One Voice conclut :

 

Après la publication des chiffres officiels du nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires, un des plus hauts d’Europe avec près de 2 millions d’animaux en 2018, nous continuons à réclamer une politique volontariste de financement massif de la recherche de méthodes substitutives.

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