One Voice contre l’abattage des loups

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L’association One Voice prend à nouveau la parole pour dénoncer l’abattage des loups autorisé par le gouvernement. L’organisation s’émeut du ralentissement de l’accroissement de la population de loups en France et craint que les nouveaux quotas, revus à la hausse, viennent définitivement mettre un coup d’arrêt au renouveau de l’animal dans l’Hexagone.

 

One Voice a donc écrit une lettre à la ministre de la Transition écologique et solidaire, Barbara Pompili, afin de lui demander de suspendre les tirs d’abattage. Contrairement aux ours, pour qui seuls les tirs d’effarouchement sont utilisés, les autorités permettent de tuer un certain nombre de loups chaque année afin de réguler les attaques. Pourtant, ces tirs sont inefficaces, voire dangereux. Ils perturbent la structure des meutes et créent des individus solitaires, beaucoup plus prompts à s’en prendre aux troupeaux.

 

Source : Pixabay

 

One Voice explique :

 

Puisque les loups sont revenus en France d’eux-mêmes en traversant les Alpes, c’est que le territoire est adapté à leur survie. One Voice accueille donc ce retour comme une bénédiction. Ce n’est pas l’avis des éleveurs de brebis et autres ovins, toujours prompts à privilégier leurs intérêts, le profit qu’ils tirent des animaux qu’ils envoient à l’abattoir et celui des sommes versées par l’État pour les dédommager des soi-disant dégâts commis par les loups… Hélas les pouvoirs publics ne conditionnent pas systématiquement le versement des dommages aux mesures de protection des troupeaux.

 

L’association dénonce également les méthodes de comptage compliquées, qui donnent une estimation du nombre de loups et non pas un chiffre exact. One Voice demande donc un comptage strict. Elle exige aussi la prise en compte du « seuil de viabilité génétique de l’espèce, et non son seuil de viabilité démographique ». Elle s’insurge :

 

Par définition, si un pourcentage est annoncé dès que la population s’accroît, le nombre de loups « à abattre » sera proportionnellement plus important. Augmenter cette part revient à chercher à faire diminuer la population lupine qui est, rappelons-le, protégée en théorie. Nous nous étions déjà opposés à un quelconque « quota » de loups « à abattre », qu’il soit numérique ou proportionnel, et combattons d’autant plus une telle augmentation qui va déjà au-delà du maximum qui était décidé initialement.

 

Source : Pixabay

 

Mais ce qui inquiète surtout One Voice, c’est l’assouplissement des modalités d’abattage, d’autant que les attaques de troupeau ne sont pas toutes imputables au loup, très loin de là :

 

Les « dégâts » augmentent, nonobstant l’augmentation du nombre de tirs sur les loups souvent boucs émissaires à la place des chiens (dont les attaques ne permettent pas de toucher de dédommagement). Il est nécessaire d’étudier les meutes et non de tirer dans le tas, un nombre décidé dans des bureaux, qu’ils soient présidentiels, ministériels ou préfectoraux. Les loups sont des animaux sociaux, intelligents, et qui ont besoin, comme tout un chacun, de se nourrir pour vivre et dont nous avons grand besoin dans la nature de notre pays.

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