Oise : un groupe de chasseurs tentent de tuer un cerf dans un jardin malgré l’interdiction

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Depuis le 1er mars 2019, les chasseurs ont interdiction de pénétrer sur une propriété privée pour y achever le gibier qu'ils traquent. Cela n'a pourtant pas empêché un équipage de chasseurs à courre de tenter de passer outre la loi pour venir tuer un cerf réfugié dans un jardin à Thiers-sur-Thève, dans l'Oise, comme le rapporte le journal La Voix du Nord.

 

En effet, un des chasseurs a pénétré sur le terrain d'une riveraine, sans l'autorisation préalable de cette dernière. En colère, elle a contacté les gendarmes, qui se sont aussitôt rendus sur place.

 

cerfSource : Picarde Populaire

 

Les forces de l'ordre découvrent alors une vingtaine de riverains, qui font eux aussi barrage pour empêcher les chasseurs de s'en prendre à l'animal. La vive tension a amené les gendarmes à apaiser la situation le plus vite possible. Le chasseur a reconnu sa faute, tandis que le cerf, lui, a été gracié et a pu repartir en vie.

 

Comme le dispose l'arrêté ministériel relatif à l'exercice de la vénerie et visant à limiter les incidents en fin de chasse à proximité des lieux habités :

 

En grande vénerie, lorsque l’animal est aux abois ou au ferme (sur ses fins, pris, forcé ou hallali courant) et qu’il se trouve à proximité d’habitations, de jardins privés y attenant, de zones commerciales ou artisanales et de bureaux et d’établissements accueillant du public, il est gracié.

 

cerfSource : Jacques Lanciault

 

La chasse à courre, longtemps pratique réservée à l'aristocratie et qui s'est popularisée au XIXe siècle, fait régulièrement la une des journaux depuis quelques années. En novembre 2017, de nombreuses personnes s'étaient indignées après l'abattage d'un cerf dans le jardin d'un particulier. En décembre de la même année, des riverains s'étaient interposés entre un équipage lancé à la poursuite d'un cerf et l'animal acculé.

 

À l'heure actuelle, un très grand nombre de Français sont opposés à la pratique de la chasse à courre : selon un sondage IFOP, 84 % d'entre eux souhaitent son interdiction pure et simple.

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