Oise : un député violenté par des chasseurs

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Samedi 20 février 2021, Dimitri Houbron, député de La République en Marche, a été pris à parti par le service d’ordre d’une chasse à courre dans la forêt de Compiègne, dans l’Oise, comme le rapporte le site d’informations 20 Minutes.

 

Dimitri Houbron, qui ne cache pas son opposition aux chasses traditionnelles, s’est rendu incognito auprès des militants de l’association AVA, régulièrement présents pour perturber le déroulement des chasses. Dimitri Houbron, qui a signé le référendum d’initiative partagée contre la chasse a courre, confie :

 

Avant de signer, j’avais pris contact avec l’association AVA pour comprendre les raisons qui motivaient ces militants à se mobiliser contre la vénerie. 

 

Source : DR

 

Il s’était déjà rendu sur le terrain au cours de l’année 2020, sans problème majeur. Mais l’accueil qui a été réservé aux militants a été particulièrement violent en février 2021. Le député confie :

 

L’association AVA avait eu de gros soucis il y a deux semaines. Les militants avaient peur d’y retourner et ils m’ont sollicité pour que je sois une sorte de pare-feu si les choses devaient dégénérer. Au début de journée, c’était très tendu et même violent. Je me suis pris des coups de pied pour me faire trébucher par des jeunes portant des gilets jaunes avec l’inscription  »J’aime la chasse ».

 

Ces jeunes, considérés comme le service d’ordre de la chasse à courre, n’ont pas hésité à s’en prendre aux militants.

 

Ils étaient très astucieux, pour éviter d’être filmés par nos caméras, ils se mettaient sur le côté pour nous faire des croche-pied. Côté chasseurs et  »marcheurs », ils étaient une centaine alors que nous n’étions qu’une vingtaine. Les choses auraient très vite pu s’envenimer. Le petit jeune qui m’avait donné des coups de pied est même venu me voir en s’excusant presque, disant qu’il pensait que j’étais membre d’AVA. Mais que je sois militant ou parlementaire, la violence ne se justifie pas.

 

Source : AVA

 

L’altercation de samedi n’a fait que renforcer l’opposition de Dimitri Houbron à la chasse, et en particulier à la chasse à courre. Malheureusement, il avoue avec réalisme qu’il sera difficile de faire interdire cette pratique, car les chasseurs sont un lobby puissant. Le député affirme même que certains de ses collègues ont préféré retirer leur signature, face à des pressions.

 

Le monde de la chasse fait corps autour de la vénerie. Ils pensent qu’interdire une pratique comme la chasse à courre, c’est ouvrir une boîte de Pandore.

 

Dimitri Houbron conclut :

 

Pour avoir une chance de voir bouger les choses, il faut que les candidats à la présidentielle se positionnent clairement à propos des chasses traditionnelles.

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