Oise : ouverture d’un élevage « bienveillant »

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La Vie Nature, un élevage situé à Saint-Léger-en-Bray, dans l’Oise, vient tout juste d’ouvrir ses portes. Cet établissement se targue d’être un élevage bienveillant, comme le rapporte le journal Le Parisien. C’est le seul du département. Seulement quelques établissement de ce type existent en France.

 

Sa particularité ? Une approche différente dans le traitement des animaux. L’élevage de cochonnets élève ainsi ses bêtes en plein air. Les animaux se nourrissent de ce qu’ils trouvent dans le sol, et rien d’autre. François Ménard, le propriétaire de l’élevage, explique :

 

On a souhaité s’approcher des conditions de vie du sanglier, le cousin du cochon. L’animal doit pouvoir fouiller le sol gorgé de minéraux, insectes, larves et glands, se coucher quand il veut et se mouiller quand il veut.

 

Source : Le Parisien/Clémence Bauduin

 

Il ajoute :

 

Regardez, ils sont dans leur environnement, entre copains… Ils ont une vie sociale bien plus forte que la nôtre en ce moment.

 

L’un des objectifs de la Vie Nature, qui reste un élevage à destination de la consommation, est d’offrir une viande premium. François Ménard confie :

 

La viande est moins grasse, plus savoureuse. Pas question de faire 800 cochons par an, on atteindra au maximum 80 cochonnets. Ce n’est pas le plus rentable bien sûr, mais gaver les bêtes sur une dalle de béton, ce n’est pas ce qu’on a choisi ! 

 

Source : Le Parisien/Clémence Bauduin

 

L’élevage de cochons n’est pas la principale activité de François Ménard, qui gère avant tout une exploitation de fruits rouges. Pourquoi cette approche particulière de l’élevage de cochons ?

 

Faire du cochon gonflé aux céréales ou autre nourriture inadaptée, puis alimenter des cantines scolaires, des collectivités, c’est un cercle vicieux qu’il faut pouvoir casser.

 

Pour L214, ce genre d’initiative va dans le bon sens.

 

Chez L214, nous défendons l’idée de végétaliser notre alimentation, mais il faut être pragmatique : pour les personnes qui veulent continuer à consommer de la viande de porc, mettre de l’éthique dans son assiette et diminuer la consommation est déjà un grand pas. 

 

Reste quand même la question de l’abattage, auquel aucun des animaux n’échappera au final. Les cochons ne pourront de plus pas être abattus dans le département et devront voyager plus de 150 km. Sébastien Arsac, membre de L214, déplore :

 

Dommage de faire tout ce que fait ce monsieur pour stresser les cochons, qui sont des éponges à émotion, en les transportant à 150 km.

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