Oise : attention au réseau de voleurs de chiens

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En 2018, plus de 90 vols d’animaux de compagnie ont été recensés dans le département de l’Oise. En 2019, ce sont déjà 60 chiens qui ont disparu depuis janvier, comme le rapporte le journal Le Parisien.

 

Le réseau est bien organisé et n’hésite pas à agir en plein jour. C’est hélas ce qui est arrivé à Caroline, qui explique :

 

Cela n’a duré que 3 secondes. Mon chien gambadait derrière moi à Montmartre. J’ai vu une voiture ralentir. J’entends un claquement de portière. Je me retourne : Jackson avait disparu.

 

Caroline porte plainte, mais celle-ci reste sans suite. Elle se tourne alors vers les réseaux sociaux, où une solidarité se met très vite en place. C’est grâce à ce signalement qu’une personne a pu identifier Jackson en février 2019, dans l’Oise, aux côtés de son « nouveau » propriétaire. Caroline devra attendre le 2 août 2019 pour récupérer son chien, après que celui-ci s’est enfui de son ravisseur pour être recueilli par un refuge.

 

Source : Pixabay

 

Mais la destination des chiens volés varie. Certains sont envoyés dans les pays de l’Est, pour servir de reproducteurs à la chaîne – les chiennes, notamment. D’autres restent bel et bien en France, entre les mains d’ « éleveurs » peu scrupuleux qui s’en servent pour vendre des chiots, dont le prix, pour certaines races, peut atteindre 1200 euros.

 

Les ravisseurs font preuve de beaucoup d’ingéniosité. Karin Lebrun, créatrice de la plate-forme Volalert, renommée Ada (Alerte disparition animaux), explique :

 

Ils les tirent avec une sorte de lacet et les embarquent. Dans les jardins, les garages… Rien ne les arrête !

 

Certaines races sont plus visées que d’autres : les petits chiens (Bouledogues, Yorkshires, Chihuahuas) semblent en effet être une cible privilégiée, même si l’on recense quelques vols de grandes races.

 

 

Les voleurs font appel aux réseaux sociaux pour repérer leurs victimes. De plus en plus de maîtres diffusent des photos de leur animal, notamment sur Instagram avec l’option de localisation. Rien de plus simple, ensuite, de remonter jusqu’à la source pour des criminels aguerris.

 

L’inaction de la police pose aussi souci. Caroline en a fait les frais. Elle déplore :

 

On avait retrouvé l’adresse du voleur, la police n’avait qu’à aller sonner chez lui mais rien n’a été fait.

 

Un gendarme a cependant expliqué dans les colonnes du Parisien :

 

Comment retrouver un chien ? C’est beaucoup plus compliqué qu’une personne. On ne va pas contrôler chaque animal qui passe…

 

Karin Lebrun conclut :

 

Le trafic d’animaux est le troisième après la drogue et les armes.

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