Nouveau traitement contre l’allergie aux poils de chat ?

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L’allergie aux poils de chat est une allergie relativement répandue. L’expression « allergie aux poils de chat » est en réalité une facilité de langage, car ce ne sont pas les poils qui provoquent la réaction allergique, mais la salive. Celle-ci contient une protéine appelée Fel d 1, qui se répand sur la peau et les poils lorsque le félin se lèche.

 

Les réactions à cette protéines sont diverses, de la plus bégnine à la plus sérieuse : écoulements, éternuements, rhinite, asthme, etc. À l’heure actuelle, seul un processus de désensibilisation peut atténuer les symptômes. La désensibilisation consiste à entrer volontairement en contact avec l’agent allergène pour forcer le corps à s’y habituer. Cependant, ce traitement est long, et son efficacité encore très mal prouvée.

 

Une équipe de scientifiques du Luxembourg Institute of Health serait cependant sur la piste d’une solution plus sûre et plus durable. Pour eux, il serait possible d’obtenir une bonne immunothérapie en optimisant la réponse immunitaire, dans le but de stimuler la production d’anticorps contre la protéine responsable, comme le rapporte le magazine Santé Magazine.

 

Source : Pixabay

 

Ils ont établi un protocole dans la revue Allergy. En plus de l’injection de Fel d 1, ils suggèrent l’administration d’une substance adjuvante, l’oligonucléotide CpG, administrée en doses élevées. Les premiers tests sur des souris se sont révélés concluants. Les animaux ayant reçu les injections présentaient moins de symptômes inflammatoires que les autres. Ils produisait également rapidement plus de cellules immunitaires, les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC), les cellules Natural Killer, les cellules T régulatrices (T-regs) et les cellules B régulatrices (B-regs). Les scientifiques expliquent :

 

Nous proposons un modèle préclinique d’immunothérapie spécifique aux allergènes (AIT) pour l’allergie au chat, imitant les conditions requises pour les essais cliniques sur l’homme et étant déjà optimisé pour une utilisation future dans des études translationnelles. […] Nous montrons que l’utilisation de la dose maximale de CpG tolérée chez l’homme, en combinaison avec Fel d 1, a la capacité de moduler la réponse allergique, avec un profil de sécurité très favorable. 

 

Cette avancée constituerait donc un nouvel espoir pour les allergiques, parfois contraints à renoncer à la compagnie d’un félin pour se protéger.

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