Non à l’abattage des renards

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Un arrêté pris par la préfecture de Seine-et-Marne a déclenché la colère des associations de protection des animaux. En effet, le texte autorise l’abattage des renards à grande échelle, comme le rapporte le journal Libération.

 

Face à la prolifération des animaux dans la forêt, le préfet a autorisé l’abattage de 1430 d’entre eux. Des lieutenants de louveterie, habilités, seront en charge de la besogne, mais il faudra également rajouter les renards qui seront tués par les chasseurs dans d’autres circonstances. La décision de la préfecture s’inscrit pourtant contre une tendance très claire. Entre mai et juin 2020, une consultation citoyenne a eu lieu sur la question. Si 832 citoyens se sont prononcés en faveur de l’arrêté, 2468 s’y s’ont opposés. Cela n’a pas empêché les autorités de le prendre quoi qu’il arrive.

 

La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a tenté de se justifier :

 

Malgré les réponses très majoritairement défavorables en nombre, les impacts négatifs de l’espèce demeurent prédominants en termes de sécurité sanitaire et de préservation d’une filière.

 

Source : Pixabay

 

Pourquoi, alors, organiser une consultation si les résultats importent si peu ? Les renards sont considérés comme une espèce nuisible à l’origine de nuisances agricoles et sanitaires, en plus de représenter un danger sur la faune et la flore. Une classification qu’ont toujours dénoncée les associations de défense des animaux.

 

Le 25 juillet, l’Aves, association dédiée à la protection de la faune sauvage, a saisi la Commission nationale du débat public. Pour l’organisation, les consultations citoyennes, qui restent presque toutes systématiquement sans effet, découragent ensuite la participation.

 

Des milliers de militants qui finissent par dire que ces consultations ne servent à rien, que les préfectures sont à la botte des fédérations de chasse et que c’est un simulacre de démocratie.

 

D’autant que l’association One Voice avait révélé l’horreur de la chasse au renard dans une vidéo diffusée en mai 2020. Parmi les éléments qui avaient choqué, la présence d’enfant de 5 à 12, encouragés à participer activement à la chasse. Cela avait même poussé bon nombre d’élus, juristes, artistes et universitaires à demander à ce que les enfants soient interdits lors de ces chasses.

 

Source : Pixabay

 

Parmi eux, Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes et président du groupe d’étude parlementaire sur la condition animale, explique :

 

Le déterrage des renards est une pratique dégueulasse, et le mot est faible. Hélas, dans le droit français, aucune loi ne protège les animaux sauvages de tels actes de cruauté. Comme ils n’appartiennent à personne, ils sont sans droits…

 

Selon Muriel Amal, présidente de One Voice, entre 500 000 et 1 million de renards sont tués chaque année en France.

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