Nîmes : la SPA déboutée après une plainte

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La Société Protectrice des Animaux avait porté plainte contre la toréra Léa Vicens, l’organisateur de corridas Simons Casas et contre la ville de Nîmes pour cruauté envers les animaux. D’après les informations du journal Ouest France, l’avocat de la SPA, Me Nicolas Huc-Morel, avait dénoncé lors d’une audience, le 30 juin 2021, un « spectacle affligeant et barbare ».

 

Malheureusement, l’association a été déboutée le 26 juillet 2021 par le tribunal correctionnel de Nîmes. Elle devra même payer 4000 euros de frais de justice. En revanche, le tribunal a débouté les prévenus de leur demande de dommages et intérêts.
Ce n’est pas la première fois que la SPA assigne en justice des acteurs de la corrida. Mais elle avait déjà été déboutée en 2020 à Bayonne, puis en 2021 à Béziers.

 

Source : Dépêche du Midi/Nedir Debbiche

 

Le président du tribunal de Béziers avait cependant reconnu :

 

Il est indéniable que les coups portés par les picadors causent d’importantes souffrances à l’animal dans le but établi de porter atteinte volontairement à son intégrité physique, les coups étant sciemment portés à l’aide d’une arme puissante perforant le corps de l’animal. Il s’agit d’actes de cruauté.

 

Mais pour la justice, un élément empêche d’aller dans le sens de l’association. Cet élément, c’est le fait significatif. Selon le Code pénal, les actes de cruauté envers les animaux “ ne sont pas applicables aux courses de taureaux avec ou sans mise à mort”, lorsqu’il s’agit d’une tradition locale ininterrompue.

 

La corrida est cependant de plus en plus sous les feux des critiques, non seulement de la part des associations, mais également de l’opinion publique. Plusieurs villes, à travers le monde, ont même décidé d’interdire ce genre de spectacle.

 

(Image d’illustration : Gabriel Bouys)

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