Nièvre : prison avec sursis pour avoir laissé mourir son chien

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Un homme a été condamné à 9 mois de prison avec sursis par le tribunal judiciaire de Nevers, dans la Nièvre, pour avoir laissé mourir son chien. Les faits se sont déroulés en septembre 2019. Un huissier, chargé d’effectuer un état des lieux dans un appartement avant une expulsion, avait retrouvé le cadavre d’un Labrador dans la salle de bain, comme le rapporte France 3.

 

Le cadavre, rachitique, se trouvait dans un état de décomposition avancé. Le chien était sans doute mort depuis plusieurs semaines, après une longue agonie. Sur place, une bénévole du refuge Thiernay, venue constater la situation, avait retrouvé le carnet de santé de l’animal, prénommé Horus. Selon le carnet, il pesait 48 kg. À sa mort, il n’en faisait plus que 15.

 

Source : Pixabay

 

Une plainte a par la suite été déposée contre le propriétaire, dont le nom était inscrit sur le carnet de santé. Très vite retrouvé, l’homme a expliqué qu’il avait abandonné son chien suite à la séparation avec son compagnon. Christophe Gérard, avocat de l’association Stéphane Lamart, partie civile lors du procès, explique :

 

Quand les deux hommes se sont séparés, le concubin est parti avec les chats et il a laissé le chien au prévenu. Ce dernier a décidé un jour de déménager à la cloche de bois et s’en est allé en enfermant le chien dans la salle de bain.

 

Il poursuit :

 

Il n’a donné aucune explication pour justifier son geste. Il a seulement déclaré aux enquêteurs qu’il était sujet à des sautes d’humeur, qu’il était suivi sur le plan psychiatrique, qu’il avait eu une enfance difficile et qu’il avait été maltraité par ses parents.

 

Marie-Christine Chataignier, avocate du refuge de Thiernay, s’insurge :

 

Je pense que la souffrance a été extrême pour cet animal qui a essayé de s’enfuir par tous les moyens. Il a bu l’eau des toilettes, puis il a agonisé au fil du temps faute de nourriture et d’eau.

 

Source : Pixabay

 

Mais alors que le procureur de la République avait réclamé 6 mois de prison ferme, le prévenu a finalement été condamné à 6mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction définitive d’avoir un animal. Ce jugement jugé laxiste a provoqué la colère des associations. Celles-ci réclament une justice uniforme entre les départements, car les sanctions dépendent encore trop souvent de la sensibilité des juges.

 

Cependant, elles gardent espoir. Pour Christophe Gérard :

 

Peut-être que la vague d’agressions que l’on connaît actuellement sur les équidés sera l’occasion qu’un déclic se produise et que ce sera l’occasion d’une prise de conscience dans l’opinion publique, et surtout de la part de la justice, pour qu’elle assure la protection de l’animal mieux qu’elle ne le fait à l’heure actuelle. Il faut une vraie justice pour les animaux.

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