Mutilation de chevaux : 1/4 des attaques attribué aux humains

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Bien que les actes de mutilation sur des chevaux ne cessent de se multiplier, il semblerait que seul un quart des affaires n’implique l’intervention humaine, comme le rapporte le site d’informations BFTM TV.

C’est en tout cas ce qu’explique le rapport de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement. Jacques Diacono, chef de cet organisme, indique que les causes de la mort sont multiples : charognards, morts naturelles, intervention humaine, etc. Il déclare au journal Libération :

 

Une bonne partie de notre travail consiste à faire la différence entre les cas d’origine humaine et les autres. Et parmi les premiers, distinguer ce qui relève d’un phénomène, avec une oreille coupée par des gens qui connaissent les chevaux, et ce qui relève du mimétisme, où des personnes se défoulent stupidement sur des animaux. Ce qui est sûr : pour 20 à 25 % des cas, l’origine humaine ne fait aucun doute.

 

Source : Pixabay

 

Pour lui, il n’y a pas un, mais plusieurs auteurs, avec peut-être un effet d’émulation, qui pousserait certaines personnes à vouloir reproduire ce qu’elles ont vu aux actualités. Il ajoute :

 

On a commencé à constater des premiers faits en début d’année. Puis, à la sortie du confinement, on a senti un phénomène arriver. On a tout de suite diffusé des directives pour prendre les plaintes, mobiliser la police technique et scientifique. On a sollicité des pays voisins avec qui on échange sur des affaires liées traditionnellement à la biodiversité ou la santé.

 

Aucune piste n’est écartée, de la pratique d’une secte à un défi macabre sur Internet. Certains ont évoqué l’éventualité de propriétaires s’en prenant eux-mêmes leurs chevaux pour toucher l’assurance, mais Jacques Diacono rétorque :

 

[Cela me paraît] très peu crédible, improbable et désespéré. Les propriétaires aiment leurs animaux. [Quant à la piste satanique], des collègues l’ont évoquée, mais rien ne permet à ce stade de l’étayer.

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