Mort d’un ours : récompense offerte

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La mort d’un ours, tué par balles au début du mois de juin 2020 dans les Pyrénées, a provoqué une très vive colère chez tous les défenseurs des animaux. La Ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a annoncé que l’État avait porté plainte, à  l’instar de plusieurs associations.

 

Si une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la mort de l’animal – accident ou geste volontaire –, des organisations ont décidé de faire accélérer les choses en proposant une récompense pour toute information permettant l’arrestation du coupable.

 

 

La Sea Shepherd a ainsi offert une récompense de 10 000 euros :

 

Notre récompense de 10 000 euros a permis de retrouver le décapiteur de phoques de Concarneau l’année dernière. Espérons que ça marchera pour retrouver l’assassin de l’ours en Ariège. Les informations seront transmises aux autorités en charge de l’affaire et la récompense sera versée si le témoignage aboutit à l’inculpation du ou des coupables(s).

 

Lamya Essemlali, présidente de l’association, s’insurge :

 

La Justice quant à elle, doit condamner à des sanctions exemplaires et dissuasives tous ceux qui s’en prennent à cette espèce protégée. Des peines trop laxistes sont de véritables incitations au braconnage.

 

En parallèle à la Sea Shepherd, l’association internationale de sauvegarde de la faune sauvage a également mis sur la table une enveloppe de 2000 euros. Jean-Paul Burget, son président, déclare :

 

Il faut arrêter d’abattre les espèces protégées. Que les gens qui les tuent soient punis. C’est notre première intervention par rapport à l’ours. Si l’État ne prend pas ses responsabilités, il faut donner un coup de pied dans la fourmilière.

 

Source : Twitter

 

Julien Muller, fondateur de Pet Alert, réseau d’entre-aide pour retrouver les animaux disparus et qui compte plus de 4 millions de membre, a lui aussi décidé d’offrir 10 000 euros de récompense pour toute information permettant de retrouver le ou les coupables. Il confie :

 

Ce n’est pas tant l’argent qui est important ici. Tout ceci doit servir d’exemple et dissuader toute personne qui aurait cette idée. Nous n’hésiterons pas à traquer les gens qui tuent les loups et les ours dans les montagnes. Ils ont bien plus à perdre en s’en prenant aux animaux. Non seulement, ils devront mettre la main à la poche, mais leurs visages se retrouveront placardés dans toute la France.

 

Tuer un ours, espèce protégée, expose à une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 euros d’amende. À l’heure actuelle, il ne resterait qu’une cinquantaine d’ours dans les Pyrénées en 2020, alors même que le gouvernement a suspendu le programme de réintroduction des plantigrades, cédant face à la pression des éleveurs.

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