Mort d’Élisa Pilarski : les tests ADN trop chers

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Les résultats tardaient à venir dans l’affaire Élisa Pilarski, une jeune femme de 29 ans retrouvée morte dans la forêt de Retz en novembre 2019. On connait désormais la raison de ce retard : le coût de ces prélèvements, jugés exorbitants, comme le rapporte le site d’informations France Info.

 

Élisa, enceinte de six mois au moment de son décès, a été dévorée par des chiens alors qu’elle promenait son propre animal, Curtis. Depuis, le mystère autour de cette fin tragique reste entier. Une chasse à courre se déroulait à proximité de l’endroit où le corps de la jeune femme a été retrouvé, et pour faire toute la lumière sur cette affaire, des tests devaient être effectués sur les 67 animaux : les cinq chiens d’Élisa et de son compagnon, Christophe, ainsi que 62 chiens du Rallye de la Passion, meute appartenant aux veneurs.

 

Source : DR

 

Problème, le prix de telles analyses dépasse les 100 000 euros, selon un premier devis établi par un laboratoire. Un deuxième devis a été demandé à un laboratoire concurrent. Le coût de ces analyses, s’il s’avérait confirmé, ralentirait grandement l’enquête, car les prélèvements salivaires sont au cœur de toutes les interrogations.

 

Alexandre Novion, avocat de Christophe Ellul, s’interroge lui aussi, s’étonnant d’un tel retard alors que les analyses avaient été jugées prioritaires par le procureur de la République de Soissons. Il a déclaré :

 

Ces expertises sont coûteuses, mais rien ne vaut une vie.

 

Source : DR

 

Deux versions s’affrontent depuis le début de l’affaire, entre le compagnon d’Élisa, qui assure que Curtis, le chien qui accompagnait la jeune femme, n’a pu s’en prendre à elle, et les chasseurs, qui maintiennent que leurs animaux sont parfaitement inoffensifs et incapables de s’en prendre à un être humain. Les analyses ADN auraient dû permettre de trancher. Il faudra encore attendre.

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