Mort d’Élisa Pilarski : le chef de la chasse devient témoin assisté

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Élisa Pilarski est morte en novembre 2019, dévorée par des chiens, après une promenade dans la forêt de Retz, dans l’Aisne. Depuis, la police tente de faire la lumière sur cette affaire. Quels animaux sont responsables de la mort de la jeune femme ? Curtis, son propre chien ? Les chiens de chasse qui participaient à une chasse à courre au moment même où Élisa se promenait dans la forêt ?

 

Face aux accusations qui portent sur les animaux de l’équipage du Rallye de la Passion, Sébastien van den Berghe, maître d’équipage, a demandé à être placé sous le statut de témoin assisté. Guillaume Demarcq, l’avocat de M. van den Berghe, explique :

 

On a été mis en cause médiatiquement, sans qu’on ait jusqu’alors la possibilité de se défendre, donc on a demandé à la juge d’instruction de nous octroyer ce statut. Mon client conteste formellement que ses chiens aient quoi que ce soit à voir avec le décès d’Elisa Pilarski. Pour lui, c’est une journée de chasse comme une autre, il ne s’est absolument rien passé.

 

Source : DR

 

Pour Pierre de Roüalle, président de la société de vénerie, il est tout bonnement impossible que les chiens de chasse soient impliqués dans le décès tragique de la jeune femme :

 

Au cours des 18 000 journées de chasse à courre organisées chaque année à travers 70 départements, jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vénerie n’a été relevé.

 

Que s’est-il passé le 16 novembre 2019 ? Les enquêteurs cherchent toujours à identifier le ou les animaux responsables, et des prélèvements ont été faits sur 67 chiens : les 5 chiens d’Élisa et de son compagnon Christophe, et 62 chiens de chasse. Les résultats seront connus prochainement.

 

Une information judiciaire contre X est en cours pour « homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence (…) résultant de l’agression commise par des chiens ».

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