Mort d’Élisa Pilarski : la version du commandant de gendarmie

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Jean-Charles Métras, commandant du groupement de gendarmerie de l’Aisne, se retrouve sous le feu des projecteurs depuis la mort d’Élisa Pilarski le 16 novembre 2019 à Saint-Pierre-Aigle. La jeune femme de 29 ans et enceinte de six mois, avait été retrouvée dévorée par des chiens.

 

Au moment, une chasse à courre se déroulait à proximité. Depuis, des soupçons pèsent sur la meute, et des analyses ADN ont été effectuées pour déterminer si les chiens de chasse sont responsables du décès tragique d’Élisa Pilarski. Un autre élément vient cependant semer le trouble dans cette affaire qui s’annonce déjà complexe : la présence ou non de Jean-Charles Métras à la partie de chasse.

 

Source : DR

 

Le compagnon d’Élisa affirme avoir reconnu l’officier, à cheval, alors qu’il cherchait sa femme – celle-ci lui avait passé plus d’une trentaine d’appels, paniqué. Une version contredite par le principal intéressé, qui affirme ne pas avoir participé à la chasse à courre, mais avoir suivi les veneurs à pied, de loin. Jean-Charles Métras a ainsi confié au journal L’Union qu’il se promenait simplement avec sa femme et ses enfants. Il ajoute également que, contrairement à ce qui a pu être cité dans les médias, il n’a pas de passion particulière pour la chasse à courre. Il poursuit :

 

Je me suis enquis de la situation auprès des gendarmes. Je me suis déclaré spontanément au procureur, en disant que je n’étais pas loin.

 

Selon lui, Christophe s’est donc trompé. Jean-Charles Métras ajoute n’avoir jamais croisé Élisa Pilarski au cours de sa promenade. L’enquête a malgré tout été retirée à la gendarmerie de l’Aisne, pour des raisons « médiatiques », d’après le lieutenant colonel Métras, qui a par ailleurs été auditionné « au même titre que les gens présents ».

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