Montréal demande à 500 familles de se débarrasser de leur chien. Et personne n’en parle

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Le 21 août 2017, 520 propriétaires de Pitbull ont reçu un terrible ultimatum de la part des autorités de Montréal, au Québec (Canada) : trouver un nouveau foyer pour leur compagnon à quatre pattes ou devoir s'en séparer de force.

 

La municipalité n'en est pas à son coup d'essai pour réguler les populations de chiens dits "dangereux", comprenant les American Staffordshire terrier, Staffordshire bull terrier et Pitbull terrier américain. En octobre 2016, elle avait déjà soumis les propriétaires à des régulations drastiques : détention obligatoire d'un permis de 150 euros, vaccination et stérilisation du chien impératives, vérification des antécédents judiciaires… Tous les documents nécessaires devaient être envoyés avant le 1er juin 2017. Une véritable chasse aux sorcières, en somme.

 

Les chiens de refuge, quant à eux, faisaient face à un destin bien plus funeste. En l'absence d'identification, ils risquaient l'euthanasie pure et simple, d'autant que la législation ne leur permettait plus d'être adoptés. Ces mesures avaient bien entendu déclencher l'ire des associations et des défenseurs des animaux.

 

Tout ceci n'a pas empêché la ville de Montréal de réitérer. Les autorités ont envoyé une lettre à des centaines de personnes, propriétaires des chiens "incriminés", pour leur intimer de trouver une nouvelle maison pour leur animal hors de la ville ou de les remettre à un refuge. Ils ont quatre semaines pour se plier à l'injonction.

 

Source: Pinterest

 

En décembre 2016, une loi avait déjà interdit l'entrée dans la ville de tout nouveau chien ou chiot des races pointées du doigt par le maire, qui estime "vouloir protéger ses administrés".

 

Source: Reserved Rescue

 

Les 520 personnes qui ont reçu la lettre ont également été prévenues : en cas de non respect de la demande, ils devront purement et simplement se débarrasser de leur chien.

 

Source: dogingtonpost

 

Bien évidemment, une telle décision a aussitôt provoqué une véritable levée de boucliers de la part des associations et des propriétaires des animaux, au point que certains d'entre eux envisagent de quitter Montréal pour pouvoir garder leur compagnon avec eux. De son côté, la Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux (SPCA), l'équivalent de la SPA en France, s'attend à un pic d'abandon de la part de propriétaires paniqués et incapables de gérer la situation. Un autre boulet au pied de refuges déjà pleins à craquer.

 

L'avocate de la SPCA de Montréal, Sophie Gaillard, a confié au site Global News que l'association ne pourrait pas faire face à l'afflux de tous ces chiens, d'autant que ceux-ci seront difficiles à adopter, étant considérés comme dangereux. En raison de cette nouvelle régulation, ils ne pourront même pas être adoptés sur place.

 

 Nous étions complètement sous le choc quand on a entendu ça, car on n'a pas du tout eu de mise en garde. On est actuellement en pleine crise pour tenter de trouver une solution.

 

Source: The Dogist

 

De plus, de nombreuses familles qui ont pris la peine de remplir les papiers demandés, affirment avoir elles aussi été prises de court : elles ont tout fait pour être en règle, et ont malgré tout reçu la lettre des autorités montréalaises. L'avocate Anne-France Goldwater a d'ores et déjà demandé au gouvernement d'accorder un peu de temps à ces propriétaires désemparés pour sauver leur animal.

 

Des gens affirment, preuves à l'appui, qu'ils ont rempli tous les documents, et apparemment, la ville aurait égaré les dits documents. On leur a dit qu'ils avaient un mois pour se débarrasser de leur chien, en bonne santé, merveilleux et innocent, pour la simple raison, peut-être, qu'un papier manque à leur dossier.

 

Après des dizaines de plaintes, le gouvernement local de Montréal a déclaré que toute personne pensant avoir reçu la lettre par erreur devait contacter les autorités, mais il refuse de faire une entorse à la loi et au délai incompressible des quatre semaines.

 

Source: reddit

 

Malgré les études régulières qui prouvent qu'il n'existe aucun race de chien "dangereuse", les Pitbulls ou races apparentées souffrent d'une réputation infondée et injuste.

 

Tout chien peut mordre qu'importe la race. Seules comptent l'éducation de l'animal et la manière dont il est traité par les humains qui le côtoient.

 

Source: Connor Pharris Niles

 

Les centaines de personnes qui partagent la vie d'un Pitbull et qui les couvrent d'amour sont les preuves vivantes que la race elle-même ne présente aucun danger. Fort heureusement, Québec, elle aussi au Canada, a finalement renoncé à mettre en place une telle législation.

 

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