Marseille : inquiétude pour les animaux des plus démunis

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Le collectif 5 novembre, créé à Marseille en novembre 2018 à la suite de l’effondrement de trois immeubles rue d’Aubagne, le 5 novembre, justement, dénonce aujourd’hui les agissements de la mairie de la ville. Le drame avait provoqué la mort de huit personnes. Face à la passivité des pouvoirs publics, des habitants ont décidé de se réunir pour faire entendre leur voix.

 

Face à la déliquescence du quartier, les autorités ont procédé à des évacuations. De nombreuses personnes ont ainsi été délogées.

 

Source : Loic Aedo, HO

 

À la fin du mois d’avril 2020, la mairie de Marseille a pris un arrêté qui a fait sortir de ses gonds le collectif. Les autorités ont en effet annoncé qu’elles ne paieraient plus les frais d’hébergement des animaux. Le collectif a ainsi dénoncé sur Facebook :

 

Jusqu’à présent, ces frais s’élevaient aux alentours de 300 euros par mois selon les hôtels, une taxe conséquente que les familles devraient donc désormais payer de leurs poches. Faute de quoi les animaux seront envoyés à la SPA (un service également payant) pour adoption, et euthanasie s’ils ne trouvaient pas preneurs !

 

Il poursuit :

 

Pour les représentant·es de la Mairie, le sujet semblait insolite, la discussion sans intérêt. Pourtant, pour beaucoup de familles, garder son animal de compagnie près de soi peut être d’une grande importance pour tenir face au choc du délogement. Chacun peut aisément comprendre cela.

 

Source : Frédéric Speich/MaxPPP

 

Avant de conclure :

 

Nous appelons les hébergé·es à ne pas payer cette taxe odieuse, les hôteliers à continuer à envoyer la facture à MM. Gaudin et Ruas et, la mairie de Marseille à revenir immédiatement sur cette décision. En plein confinement, dans un période psychologiquement difficile pour toutes et tous, la mairie de Marseille atteint donc le comble de l’inhumanité.

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