Marineland : les 3 oursons de sortie

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Les trois oursons polaires nés à la fin de l’année 2019 au Marineland d’Antibes ont pointé le bout de leur museau après cinq mois passés bien au chaud au fond de leur tanière, comme le rapporte le journal régional Ouest France.

 

C’est dans un parc entièrement vidé de son public que les petits plantigrades ont fait leurs premiers pas en extérieur. Pour le moment, les bébés n’ont pas encore de prénom. C’est en effet aux visiteurs du Marineland que reviendra la lourde tâche de les baptiser. Le parc propose deux prénoms pour chaque petit ourson. Pour le mâle aîné, Indiana ou Matuska. Pour le plus jeune, Yuka ou Tekea. Pour la femelle, Tala ou Kaya.

 

Source : Eric de Keyser / Marineland

 

Mais cette petite mise en scène n’est pas du tout du goût des défenseurs des animaux, qui militent contre la captivité, notamment dans les parcs marins. L’association Ardèche Drôme défense animale (A.D.D.A.) s’insurge :

 

Il serait judicieux et éthique de vous préoccuper de leur condition de vie : privation de liberté, exploitation à des fins commerciales… Ignoble !

 

Un sentiment partagé par Bérangère Humbert, tête de liste aux municipales à Antibes pour le parti animaliste :

 

C’est à pleurer ! 3 bébés ours polaires sur la Côte d’Azur, confinés à vie et Marineland propose de leur choisir un prénom ! Ce sont des êtres sensibles qui souffrent de la captivité.

 

Source : Elsa Carausse / Marineland

 

Face à ces accusations, le Marineland s’est toujours défendu :

 

L’ours polaire est classé « vulnérable » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Il en resterait environ 26 000. Aux côtés de Polar Bear International, ONG internationalement reconnue et dédiée à la protection des ours blancs et de leur habitat, le parc Marineland est engagé dans des travaux de recherche et de conservation des ours blancs.

 

Pour autant, les effets néfastes de la captivité sur les animaux ne sont plus à prouver. Stéréotypie, dépression, problèmes psychiques, problèmes physiques, maladies… La liste est longue, et de plus en plus de pays, dans le monde, prennent conscience des enjeux de bien-être animal qui se cachent derrière. La France, de son côté, continue de fermer les yeux.

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