Louis Schweitzer : priorité au bien-être animal

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L’ancien président de Renault, Louis Schweitzer, a créé la Fondation du Droit animal, à travers laquelle il milite pour un meilleur respect des animaux. Il est revenu sur son parcours dans un entretien avec le journal L’Écho républicain.

 

Si Louis Schweitzer estime que la modification du Code civil en 2015 qui fait des animaux des êtres sensibles est une bonne avancée, il déclare également que la loi ne va toujours pas assez loin. Il milite ainsi pour la reconnaissance d’une personnalité à certains animaux, comme les chiens d’assistance.

 

Source : Initiative France

 

Louis Schweitzer réclame également les mêmes droits pour les animaux sauvages que pour les animaux domestiques :

 

On n’a pas le droit de faire du mal à un animal domestique. Mais si vous êtes cruel avec un animal sauvage en lui cassant chaque patte une à une, on ne peut pas vous punir.

 

L’ancien PDG de Renaud, interrogé sur les actions parfois coups de poing d’association comme L214, explique qu’elles sont une nécessité, mais s’en détache malgré tout, en expliquant que la Fondation du Droit animal ne milite ni pour le végétarisme ni pour le véganisme. Louis Schweitzer confie :

 

Je ne suis pas végétarien. Je suis omnivore, comme les hommes le sont depuis un peu plus de 3 millions d’année. La plupart des végan respectant les lois on fait un choix respectable mais ne l’imposent pas aux autres. Je ne crois pas que les plus de 90 % de Français qui consomment de la viande doivent culpabiliser…

 

Source : Valery Hache

 

Il est en revanche beaucoup plus strict et intransigeant à l’égard des criques.

 

Dans les cirques, du fait du dressage et des conditions de transports, un lion dans une cage, ce n’est plus possible ! Les professionnels, qui sont des artistes, doivent se reconvertir dans des cirques sans animaux.

 

Il milite également pour l’interdiction de la chasse à courre, qu’il juge cruelle et dépassée, mais pas pour l’interdiction globale de la chasse. Louis Schweitzer se montre cependant plus mesurés sur les zoos :

 

Je suis beaucoup plus nuancé concernant les zoos. Comme pour l’élevage, il faut que les animaux puissent vivre leur comportement. Dans le nouveau parc de Vincennes, les animaux vivent bien, alors qu’au Jardin de Plantes, ils sont enfermés dans des conditions indignes. Il faut donc une exigence vis-à-vis des zoos. Certains assurent même la survie d’espèces et il y a des cas où des animaux ont été relâchés dans la nature.

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