Lion Jon : One Voice au secours des autres animaux

ADVERTISING

Après la saisie du lion Jon le 5 juin 2020, l’association One Voice veut désormais venir en aide aux quatre lionnes et aux autres animaux toujours détenus dans des conditions effroyables par le Cirque de Paris.

 

Aujourd’hui, l’organisation dénonce l’inertie de la préfecture, qui avait, notamment, affirmé que les inspections vétérinaires s’étaient déroulées normalement avant de conclure à un bon état de santé général des fauves. Au vu du délabrement de Jon, édenté et dégriffé, le corps lardé de blessures, cette affirmation mérite d’être remise en cause.  Suite au sauvetage de Jon, One Voice avait aussi lancé une opération de sauvetage des quatre félins, mais ses demandes sont restées lettre morte.

 

Source : One Voice

 

Afin de tirer les lionnes Hannah, Patty, Céleste et Marli de cet enfer au plus vite, One Voice a décidé le 15 juin 2020 de déposer une requête en référé au tribunal administratif. Le but ? Que les quatre lionnes et tous les animaux soient retirés au Cirque de Paris et confiés à l’association afin de recevoir les soins dont ils ont urgemment besoin.

 

Le 16 juin 2020, One Voice a également déposé un recours en manquement, estimant que le préfet n’a pas été à la hauteur de ses fonctions. L’association dénonce :

 

Il est insupportable que l’État se contente d’une apparence de bonne santé, et laisse des animaux mutilés et en grande souffrance dans les geôles des cirques. En outre, Jon était détenu illégalement : il est interdit aux cirques de posséder des animaux sauvages qui ne participent pas aux spectacles. Pourquoi depuis deux ans la préfecture et les services vétérinaires ne sont-ils pas intervenus pour aider ces fauves ?

 

Source : One Voice

 

La France, aujourd’hui encore, autorise la présence d’animaux sauvages dans les criques, alors que plusieurs de ses voisins ont banni cette pratique d’un autre temps. La captivité a des effets dévastateurs sur les animaux, quand bien même ils sont eux-mêmes nés captifs. Ils développement des comportements stéréotypiques : ils se balancent d’avant en arrière, tournent en rond dans leur cage, se blessent compulsivement, etc. Ils sont également sujet à la dépression et il n’est pas rare, à l’image du lion Jon, que les dresseurs les handicapent volontairement afin de faciliter leur manipulation.

ADVERTISING