Les mammifères préfèrent désormais vivre la nuit pour éviter le contact avec les humains

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Une étude publiée au début du mois de juin dans Science Magazine et menée par Kaitlyn Gaynor, écologiste et doctorante à l'université Berkeley en Californie (États-Unis), a montré que les mammifères avaient désormais tendance à dormir durant la journée puis vivre la nuit, afin d'éviter le contact avec les humains.

 

Une autre étude, publiée en 2017, tendait déjà à montrer que ce phénomène d'adaptation n'avait rien de nouveau. D'après les scientifiques, les premières traces de mammifères actifs passant d'une activité exclusivement nocturne à une activité tant diurne que nocturne remontent à 65,8 millions d'années.

 

Source : Shutterstock

 

Kaitlyn Gaynor explique au journal New York Times :

 

Des espèces pendant des millions d'années se sont adaptées à une activité diurne, mais nous les poussons désormais à retourner à une activité nocturne, et poussons peut-être à la sélection naturelle.

 

D'après l'étude menée en 2018, l'activité humaine rend en moyenne les animaux 1,38 fois plus actifs durant la nuit. Les animaux qui ont pour habitude de vivre autant la nuit que le jour, choisissent désormais d'abandonner une partie de leurs activités diurnes et de les reporter après la nuit tombée.

 

Source : Justin Sullivan/Getty Images

 

En Californie, les coyotes, par exemple, dorment plus durant la journée avant d'éviter les humains qui partent marcher ou se promener dans leur habitat naturel durant le jour. Ces modifications du rythme de vie ont des conséquences qui dépassent les animaux concernés : les coyotes se nourrissent désormais plutôt d'animaux nocturnes.

 

Neil Carter, scientifique qui a co-signé l'étude, a constaté un comportement similaire chez les tigres au Népal. Les répercussions à plus long temps de ce changement de comportement ne sont pas connues, mais l'impact ne sera pas nécessairement négatif, selon le scientifique.

 

Kaitlyn Gaynor conclut :

 

Travailler sur cette étude me rappelle que nous ne sommes pas seuls sur cette planète. Avoir conscience de la façon dont nos activités façonnent l'habitait animal permettra la coexistence.

 

Via : New York Times

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