Les images révoltantes de ce nouveau massacre en cours suscitent l’indignation

ADVERTISING

Les éléphants d'Asie subissent désormais de plus en plus d'actes de braconnage, notamment au Myanmar, qui ne compte pourtant qu'une population de 1200 à 1400 pachydermes, classés comme menacés. Les animaux ne sont plus seulement chassés pour leurs défenses – que seuls les mâles possèdent –, mais pour leur peau, utilisée pour fabriquer des bijoux et des médicaments.

 

Source : Tim Laman

 

Les braconniers abattent ainsi de manière indifférenciée les adultes et les jeunes, afin de récupérer leur peau, à laquelle sont attribuées diverses vertus médicinales. Séchée, baignée dans l'huile, elle servirait ainsi à soigner l'eczéma, ainsi que des maux d'estomac. En raison des lois strictes quant au port d'armes, les braconniers utilisent en général des fléchettes ou des lances en bambou ou en métal trempées dans des pesticides, provoquant ainsi une mort lente et douloureuse.

 

Source : Compass Films

 

Martin Tyson, biologiste à l'organisation Wildlife Conservation Society, qui vient en aide au gouvernement du Myanmar pour protéger les pachydermes, explique au National Geographic que les braconniers utilisent en général des guides locaux :

 

Les guides sont souvent arrêtés, et les braconniers s'en tirent. Mais le montant que peuvent gagner les guides équivaut probablement à des mois de gains qu'ils pourraient gagner via d'autres activités.

 

Source : Aung Myo Chit

 

Au début de l'année, 25 pachydermes ont été ainsi massacrés à proximité du delta d'Ayeyawady, au sud-est du Myanmar. Nilanga Jayasinghe, qui participe au programme de conservation des espèces asiatiques au WWF, voit dans ce massacre un signal d'alarme. L'année dernière, 16 éléphants avaient trouvé la mort. Entre janvier et août 2017, ce sont plus de 31 animaux qui ont été abattus.

 

Le trafic de peau pourrait mettre sérieusement en danger les populations d'éléphants d'Asie : mâles et femelles sont désormais des cibles indifférenciées, réduisant ainsi les possibilités de reproduction des pachydermes. Si la tendance se maintient, l'espèce pourrait être rapidement poussée jusqu'à l'extinction.

 

Source : Alex Hofford

 

La classe moyenne chinoise, très amatrice d'objets à base d'éléphant, alimente la demande grandissante en peau. Monica Wrobel, directrice de l'association Elephant Family, explique que les vendeurs utilisent une technique très simple : ils demandent à l'acheteur de leur décrire le mal dont il souffre, avant de lui assurer que la peau d'éléphant permettra de le guérir. En plus de la médecine traditionnelle, cette peau peut également être utilisée pour fabriquer des bijoux, de plus en plus prisés.

 

Les sommes brassées par ce trafic sont déjà substantielles. 500 grammes de peau non traitée se monnaient pour un peu moins de 300 euros en Chine. Dépecer un éléphant entier peut rapporter jusqu'à 25 000 euros, autant que la vente d'un bébé éléphant à une société de tourisme ou de divertissement.

 

Source : Elephant Family

 

Face à la menace, le gouvernement du Myanmar entend bien organiser la protection de ses pachydermes. Il s'est engagé à fermer 20 marchés à la frontière avec la Chine en 2020, tandis qu'une première ébauche d'un plan de conservation des éléphants au niveau national verra le jour en 2018. Le WWF prend lui aussi des mesures : il a formé 44 gardes forestiers et déjà arrêté 13 braconniers. Un premier pas vers une protection à grande échelle des animaux

 

Source : National Geographic

 

* * *

 

Chez Holidog, nous voulons améliorer la vie de nos compagnons : nous vous permettons de le laisser en famille d’accueil pendant vos voyages (testez la garde), de le combler avec une box chaque mois (une box offerte ici) et de lui donner le meilleur avec notre nouveau service de nutrition (découvrez l'alimentation sur-mesure pour votre chien). Merci de nous faire confiance !

ADVERTISING