Les guépards d’Asie sont au bord de l’extinction avec seulement 50 encore en vie

guépard
PUBLICITE

Alors que les fonds de conservation des Nations Unies sont coupés depuis décembre 2017, les guépards d'Asie sont sur le point de s'éteindre. En effet, il n'en reste que 50 à l'état sauvage.

 

Le défenseur de l'environement iranien, Jamshid Parchizadeh, a déclaré au journal anglais The Guardian (en anglais)

 

Le manque de fonds signifie l'extinction des guépards d'Asie, j'en ai bien peur. L'Iran a déjà subi la perte des lions d'Asie et du tigre de la Caspienne. Maintenant, nous devons aussi affronter l'extinction des guépards. 

 

Les guépards, aussi bien d'Asie que d'Afrique, sont les animaux les plus rapides sur Terre. Ils sont capables d'atteindre une vitesse de 120 km/h. Leur vitesse leur permet de chasser des gazelles, des antilopes et d'autres proies du même gabarit.

 

Source : The Iran Project

 

Leur nombre a grandement chuté au cours des 19ème et 20ème siècles, lorsque leur chasse était considérée comme un sport en Inde. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que le nombre de guépards s'effondre dans tous ses pays d'origine, à l'exception de l'Iran. Les défenseurs des animaux se sont battus pour maintenir la population mais reconnaissent qu'il ont rencontrés de nombreux problèmes, comme en témoigne Sam Williams, biologiste à l'Universtié de Venda en Afrique du Sud :

 

Les guépards d'Asie doivent faire face à toutes sortes de menaces… Ils sont chassés et tués par les bergers locaux – qui gardent des moutons et des chèvres – parce qu'ils tuent un membre de leur troupeau de temps en temps. 

 

A cela s'ajoute le fait que les guépards se font souvent renverser par des voitures lorsqu'ils s'aventurent sur les autoroutes d'Iran. Malgré de nombreux panneaux pour signaler leur présence, des dizaines ont été tués. De nouvelles opérations de forage ont également commencé en Iran, accroissant les dangers pour ces animaux.

 

De nombreuses mesures ont été prises pour mettre en lumière la situation désespérée des guépards. En 2014, l'équipe de football nationale s'est engagée à attirer l'attention sur la situation en portant des maillots à l'effigie du guépard d'Asie durant les coupes du Monde et d'Asie. Une campagne de financement participatif a également été lancée, grâce à laquelle le 31 août a été déclaré jour national du guépard. Malheureusement, le déclin de l'espèce a continué.

 

Source : The Iran Project

 

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a pu soutenir les efforts de conservation de l'espèce pendant un moment, mais d'importantes coupes budgétaires on mis fin à cette aide.

 

Un porte-parole du PNUD a annoncé que le programme avait consacré près de 800 000$  à ce projet au cours des dernières années, ce qui leur avait permis d'avoir une meilleure vision du nombre de guépards encore en vie ainsi que d'augmenter le nombre d'endroits où ils sont protégés.

 

Jamshid Parchizadeh et Sam Williams on écrit une lettre ouverte dans le le journal Nature (en anglais), dans laquelle ils préviennent que sans le soutien du PNUD, il n'y a plus aucun espoir pour les guépards d'Asie :

 

La gestion de ce projet va maintenant être sous la responsabilité du ministère de l'environnement iranien, alors que le ministre a déclaré que les guépards étaient "condamnés à s'éteindre" à cause du déclin de la population depuis 2001. Nous exhortons l'Iran à ne pas abandonner la conservation des guépards. 

 

Source : The Guardian

 

Le Fond de Conservation des Guépards (CCF) les rejoint sur ce point :

 

Il faut que nous soutenions l'Iran du mieux que nous pouvons. Tous les autres pays d'Asie où les guépards étaient présents les on laissés disparaître. L'Iran a réussi à les sauver – jusqu'à aujourd'hui. Nous avons donc besoin que les agences internationales s'engagent à aider le pays dès que possible. 

 

L'alternative est très simple. Soit nous agissons au cours des prochaines années, soit la sauvegarde du guépard d'Asie sera impossible. Il est minuit moins cinq minutes pour cette espèce. Bientôt minuit sonnera et, avec, la fin de l'espèce.  

 

Si vous souhaitez soutenir les actions de préservation de cette espèce, vous pouvez faire un don au CCF (lien en anglais).

 

Source : The Guardian

 

PUBLICITE